Biographie
Elle est consultante-Formatrice en Management. Son engagement à la littérature l’amène à occuper de nombreuses autres responsabilités (jury du Prix de la Jeune Écriture Francophone 2017, Prix Stéphane Hessel-Alliance Francophone-RFI et autres). On la compte parmi les membres de l’association Les Amis de Verlaine et La Société des Poètes et Artistes de France. Elle se distingue dans son rôle de marraine de La Jeunesse Francophonie au Complexe Scolaire de Dianath, à Hêvié au Bénin, projet du Club RFI Jeunesse Positive Abomey-Calavi. Elle vit en Martinique.
Parmi les distinctions et/ou récompenses reçues, on cite : le Diplôme de l’École de Rédaction, le Certificat d’Excellence de l’Ecole de Rédaction Quality Of Course de Canada, le Grand Prix Poétique du Kaïlcédrat Royal 2015 Aimé Césaire Le Visionnaire.
Bibliographie
Le soleil et la mer
La mer, le soleil, les enfants. Chacun a son rôle à jouer ! Redécouvrons notre environnement avec des yeux d’enfants et laissons place à l’émerveillement. Le mouvement des vagues, la chaleur du soleil, la fraîcheur de l’eau, les couleurs du coucher de soleil, c’est un véritable spectacle naturel qui s’offre à nous et que nous pouvons voir ! Alors, pourquoi les adultes l’oublient parfois ? Un recueil de poésie illustré et didactique pour sensibiliser les petits comme les grands à la protection de l’environnement.
La grand-mère, cette femme éternelle
« La grand-mère ! Vous avez dit Grand-mère ? Son souvenir nous vient comme les délices de la madeleine reviennent à Proust, du moins au narrateur d’À La recherche du temps perdu dans Du Côté de chez Swann. Il vient fondre en nous.
L’émergence du souvenir de la grand-mère, les moments partagés avec elle ne laissent jamais indifférent. On retrouve aussitôt sa tendresse, ses conseils ou simplement sa façon de faire, sa douce rigueur, son intransigeance, sa tolérance aussi, ses friandises et autres surprises, puis ses câlins…
Et parfois, même adulte confirmé, on peut se surprendre à se demander face à une situation impromptue :
– Tiens ! si Grand-mère était à ma place, qu’aurait-elle fait ?
Puis l’on prend sa décision, presque sourire aux lèvres, sur ce qui nous tracassait des heures plus tôt.
Dans son texte L’Évolution créatrice, Bergson nous parle, de l’élan vital, une sorte de jaillissement créateur et c’est bien vers cela que tend l’influence bénéfique héritée des grands-parents et, spécifiquement, ici, des grands-mères. Bergson nous incite à comprendre l’être à partir de la notion capitale que constitue le mouvement du temps, la durée.
Il y a une multiplicité inhérente à notre personnalité. Une tension permanente règne en nous. Selon Bergson, être un être humain est une tension. La forme qu’on donne à la personnalité reste un effort. Ô ! combien il est épuisant d’être soi !
Si l’enfance est une couche d’innocence bardée de tant d’opportunités à venir, de promesses, en grandissant, nous sommes amenés à faire des compromis avec ces mêmes opportunités et promesses pourtant tant attendues.
Alors, il devient souvent rassurant de retrouver des repères.
Si dans l’espace, nous pouvons faire le chemin à l’envers, pour le temps, ceci n’est pas possible. On ne peut pas revenir sur le temps du passé, sur le temps de son enfance. Mais alors, les empreintes des personnes du passé, en l’occurrence ici les empreintes des grands-mères, sont incrustées quelque part dans notre personnalité qui, il faut le dire, est vivante. Elle se forge, s’adapte en permanence, puisqu’elle fait des choix sans cesse et, par conséquent, en abandonne certains autres.
La vie est faite de choix. C’est ainsi que dans les moments de rudes choix, il est doux de voir des souvenirs revenir en nous, nous venir en rescousse et nous servir.
Et l’on peut alors prendre simplement à témoin Jorge Luis Borges dans son affirmation :
« Chaque personne qui passe dans notre vie est unique. Elle laisse toujours un peu d’elle-même, et s’en va avec un peu de nous. Certains peuvent prendre plus que d’autres, mais aucun ne peut ne rien laisser. C’est la preuve évidente du fait que deux âmes ne se rencontrent pas par hasard. »
La personnalité est donc dynamique. Elle draine avec elle le mouvement du temps, la durée, la mémoire, les affects, l’intuition et continue dans le futur avec la volonté.
Cette continuité se poursuit toujours avec tensions et changements sur lesquels la personnalité exerce un équilibre. Alors, la façon dont les souvenirs reviennent, et non les souvenirs en tant que tels, nous poursuit.
Voici que, quatre femmes d’origines différentes, de pays différents, de sensibilités différentes, s’accordent, chère lectrice, cher lecteur, pour vous faire vivre des histoires de grands-mères susceptibles de rythmer encore des vies, en y exerçant une certaine dynamique dans le socle de la personnalité.
J’ai la ferme conviction que vous prendrez plaisir à rentrer dans ces univers multiples et pourtant identiques sur le fond, relatant ce que déposent les grands-mères dans ce monde. Je peux assurer, sans me tromper, que vous aurez hâte d’aller d’un bout à l’autre de ces histoires rappelant l’apport de la Grand-mère, cette femme dont l’ombre, de génération en génération, même effritée, effilochée par ce que gardent les souvenirs, reste éternelle.
Préface d’Euphrasie CALMONT.
Quelques thèmes abordés : Apport des grands-mères dans la vie des enfants, transmission intergénérationnelle, organisation, clairvoyance dans les prises de décision, assurance, sérénité, bienveillance…
Vivre, être soi
Il s’agit d’un livre sur la vie, le courage d’être soi dans un monde qui nous presse, nous met dans des moules pour suivre la masse. Il encourage à oser faire le grand écart pour parvenir à la puissance et à la joie sereine d’être ce qu’on a décidé d’être.
« Quel est le sens de la vie ? Qu’est-ce que le bonheur, et comment le trouver ? Autant de questions auxquelles il est généralement difficile de répondre. C’est plus complexe qu’on ne le pense en effet, quels que soient le poids de nos connaissances et la profondeur de notre croyance. De tout temps, ces interrogations reflètent, à n’en point douter, quelques-unes des préoccupations majeures de l’humanité, tant la vie elle-même est un perpétuel questionnement, une philosophie plus qu’une providence.
Vivre, être soi, c’est une subtile dialectique que nous offrent à travers ce livre, Euphrasie Calmont et Colette Lina-Dubail. Elles se donnent la main pour faire parler des personnages atypiques, mus par une même conviction, guidés par une confiance en soi assez élevée. Hugo Von Hofmannsthal dans le Livre de Peter Altenberg reconnaissait que « seuls les artistes et les enfants voient la vie telle qu’elle est ». Les enfants ont cette capacité et cette qualité d’être des âmes totalement libres et confiantes. Voilà pourquoi rien ne les arrête et que la vie même se plie à leurs desiderata.
Jean Sènou, un garçon de huit ans, insouciant mais intrépide, donne une belle leçon aux adultes qui pensent contrôler le cours de la vie. Dans sa tête d’enfant, il croit en lui-même et cultive une foi inébranlable en son destin. D’un caractère tenace, la nature épouse ses nobles intentions, il est ainsi déclaré « un bienheureux dans la ville ». De péripétie en péripétie, avec des événements les plus inattendus, de rebondissement en ravissement, de frayeur en sérénité, le parcours de Jean Sènou est une vie remplie, étonnante et unique, un mystère en somme.
La petite Ayala, elle, âgée d’à peine dix ans, est d’une candeur remarquable. Malgré ses conditions de vie pas très reluisantes, elle a su donner un sens à son existence. Dans sa quête du bien-être, cette petite fille sème l’amitié, le bonheur et la joie de vivre dans le cœur des autres, même des grandes personnes, elles qui en sont souvent incapables.
Accrochée à sa bonne humeur et munie de son miroir qui la fait rêver, elle distribue la gaieté partout où elle va, donnant la preuve de son leitmotiv : « Tourne la page, le bonheur est là ! »
En tournant les pages de ce recueil écrit à deux mains par amour, le lecteur s’exerce à trouver un sens à l’existence qu’il mène. Ainsi, il pourra davantage lire dans les sillons que trace la vie, mieux comprendre ses hauts et ses bas. A travers ces lignes, il prend également connaissance de la recette du bonheur. Un état d’esprit qui ne prend que la couleur qu’on lui donne soi-même. »
Préface de Jean Florentin Agbona
Chroniqueur littéraire
Rédacteur à Legs & Littérature
Paroles de femmes, mots de femmes
Textes réunis par : Marie-Rose Abomo-Maurin et Jacqueline Ngo Manyim-Ateba
« Moi je sais ce que je vois…
Je sais que la vie était fade en ses débuts,
Que la terre était difforme, affreuse,
Qu’elle était couverte de masses ténébreuses,
Qu’elle était inoccupée, vide,
Que c’est par la suite que sont sorties de terre,
Des plantes pour de si belles forêts verdoyantes,
À l’image de la procréation par la femme.
*
Comme la terre, ainsi était l’homme sans la femme.
L’homme était là, fade, difforme, imberbe,
Sans catalyseur le menant au paroxysme de son potentiel,
Ténébreux, vide de tout.
Puis surgit de lui la lumière quand vient la femme dans sa vie.
*
Vous souriez déjà, en vous demandant les uns et les autres :
« Où veut-elle en arriver ? »
Ou encore : « Ah ! en voilà une de plus, une féministe de plus ! … Cause toujours… »
Ce sont pourtant des faits que j’observe ici.
*
Souvent je me suis dit que la femme a une, deux, trois, quatre vies, que dis-je, qu’elle a simplement multiples vies : porter un enfant, la naissance, la gestion du quotidien, la gestion d’une maison, travailler à l’extérieur, assumer sa propre vie… bah ! elle est aussi, amie, confidente, amante, épouse… ouf ! j’en oublie…
*
La femme est traquée de partout.
« L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. » Ainsi commence le premier chapitre de « Du contrat social », Jean- Jacques Rousseau, publié en 1762. (28 juin 1712 – 2 juillet 1778).
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » stipule la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
De cette assertion, je crois en être sûre ; mais, de façon intuitive.
Pourtant la vie de femme est traquée en tous sens, comme par ailleurs celle de tout humain sur d’autres points.
Partout, liberté et égalité semblent coincées, limitées, galvaudées, bafouées.
*
Moi je vais vous le dire
Mais vous allez rire.
Ce n’est la faute ni de l’homme ni de la femme.
C’est la nature humaine qui est ainsi.
Si nous ne restons pas vigilants, nous creuserons encore l’écart.
Malgré toutes mes précautions, vous riez, je vois votre sourire en coin.
Pas grave ! je vous dis quand même…
La femme brandit son drapeau disant que l’homme est comme ci,
L’homme brandit le sien pour signifier que la femme est comme ça
Et tous deux déclarent la guerre.
Moi je vous le dis
Mais vous continuez de rire.
Ce n’est la faute ni de l’homme, ni de la femme.
C’est la nature humaine qui est ainsi.
Si nous ne restons pas vigilants, nous creuserons encore l’écart…
*
« L’homme est un loup pour l’homme », nous démontrait Hobbes dans Le Léviathan 1651. (Hobbes, philosophe anglais, 5 avril 1588 – 4 décembre 1679). Je n’ai pas voulu le croire.
Cependant de l’Antiquité à nos jours, beaucoup de faits incitent à le croire. Hobbes axait son raisonnement davantage sur le côté anthropologique que politique. Son autre idée qu’il faille un contrat social est fondamentale pour la cité, pour la pensée politique moderne. Il a décrit l’homme comme être doté de parole, parole vectrice du vrai et du faux.
« Là où il n’est pas de Parole, il n’y a ni vérité ni fausseté », dit Hobbes dans le même Le Léviathan.
L’Être est doté de parole et la parole dicte les actes et toutes les dérives possibles, puisqu’elle est capable du vrai, du faux et autre quiproquo. Voilà une des clefs de tous les déboires des humains. Évidemment, nous comptons aussi les « non-dits ».
Par la parole se décline le langage : succession de mots établis par les hommes pour signifier les concepts : les pensées, les volontés, les réactions, les forces, les faiblesses parfois habillées en violences face aux autres humains pris pour autant de concurrents. Dans l’état de nature, où « L’homme est un loup pour l’homme. », l’humain a tendance à exercer une contrainte sur autrui et vit de façon permanente en état de guerre.
Les faits sociaux, les journaux nous le prouvent. La violence est née de la liberté d’autrui brimée, de l’égalité et du respect oubliés en chemin…
Extrait de Mille vies de lumière d’Euphrasie Calmont, en prologue.
Capital et Charité
Cependant à y regarder de près, ce même capitalisme devient destructeur des êtres et des vies. C’est qu’à force d’engendrer mensonges, cupidités, manipulations et autres vices pour atteindre coûte que coûte les objectifs, il assomme l’être de stress, de burn-out ; le déshumanise et le prive de sa noblesse. Le système semble ne plus permettre à beaucoup de réfléchir, de comprendre, de raisonner. Il insiste et contraint insidieusement à agir au plus vite, toujours pour plus de gains au plus vite, en faisant croire que la décision vient de soi-même. Il est prêt à se dédouaner de toute morale, pour arriver à ses fins. Et les hommes, grands comme petits en responsabilités, tous sont pris au piège. Vouloir gagner sa vie en la perdant à vive allure ! Cela a-t-il un sens ? Comment trouver un arrangement avec un tel système pour travailler et vivre décemment, sereinement au vrai sens du mot vivre et non pas survivre ?
Cet ouvrage fait fonction de constat et tente de répondre à cette question. Sans une part de bienveillance ici appelée charité, comment l’humanité aboutira-t-elle à un avenir prometteur ?
Quelques thèmes abordés : Les dérives de notre société moderne où le capital et le profit ont pris le pas sur l’humain. Le capitalisme colonise le monde moderne comme la colonisation géographique des humains aux siècles précédents.
Chemins de vie, chemins d'amour
Ici, les mots, le lyrisme, la structure ou la mise en scène, tout est mouvement, partant parfois, quasiment de rien, de choses banales et quotidiennes ou encore de sujets graves, mis en mots simples, en prose légère et toujours dynamique, comme l’enchaînement d’une entrée et sortie de scène, semblable aussi à la vie elle-même, de la naissance à la mort.
Au-delà de chaque chose, il est vu quelque chose d’idéal, de plus intime à la chose vue, qui dépasse la chose elle-même, comme un aspect qui tient du merveilleux que l’auteur capte et voudrait faire saisir au lecteur.
Chaque thème est décrit avec des mots comme un tableau peint.
Quelques thèmes abordés : La justice, l’équité, l’amour, la joie, la tristesse, la nature, la vie dans sa plénitude…
Les revers de l'amour
Quelques thèmes abordés : les déboires d’un jeune couple, amour, désamour, mésentente, errances sentimentales, sociales et autres quiproquos… la relation intergénérationnelle (les parents ont aidé le jeune couple à se retrouver), réconciliation, résilience…
Emma ou la rage de vivre
« Tout à coup, un vautour affamé passa à grand vacarme et effraya les enfants.
– Hélou ! m i tro ! (Nous sommes perdus au fond d’un trou !) vociféra Hounké, dépité, en sortant de la jungle au bord de cette vallée abrupte à la tête de la petite troupe d’immigrants…
Alors, le meneur tressaillit à nouveau de frayeur devant la dépression qui s’étalait devant eux et répéta, résigné :
– Hélou ! mi tro wé ! (Nous sommes vraiment perdus au fin fond des décombres) ! »
… « Ils disposaient d’eau et d’une étendue de terre. De quoi avaient-ils besoin d’autre pour vivre ? Mais rien, absolument rien pour le moment. »
Quelques thèmes abordés : fuite des guerres à la recherche de la paix, entente, création d’un village par des ancêtres, transmission des valeurs de génération en génération, solidarité, optimisme, courage, amitié, tolérance, joie de vivre….