Andrea OBERHUBER


Pays d'origine : AUTRICHE

Biographie

Professeure au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, Andrea Oberhuber travaille dans les domaines de la littérature française (XIXe – XXIe siècles), notamment de l’écriture des femmes, des avant-gardes (futurisme, Dada et surréalisme), de la photolittérature et des éthiques du care. Elle s’intéresse également à la littérature québécoise de la seconde moitié du XXe siècle à aujourd’hui, ainsi qu’aux littératures de langue allemande. Depuis une dizaine d’années, elle est de plus en plus engagée dans la recherche-création.

Elle a fait des études de philologie romane (maîtrise, 1982-88 et doctorat, 1990-94) et allemande (maîtrise) à l’Université d’Innsbruck et à l’Université de Paris IV (Sorbonne Université). Sa thèse de doctorat portant sur Chanson(s) de femmes(s) : Entwicklung und Typologie des weiblichen Chansons in Frankreich, 1968-1993 a été publiée en 1995 chez Erich Schmidt Verlag à Berlin et récompensée par le Prix de la meilleure thèse de l’Université d’Innsbruck.

Après avoir travaillé dans le management culturel et l’organisation des cours à l’Institut français d’Innsbruck (1994-1996), elle a réintégré la recherche universitaire comme stagiaire postdoctorale à l’Institut für Romanistik (Université d’Innsbruck), puis en tant que maîtresse de conférences au Centre d’études canadiennes. De 1999 à 2001, Andrea Oberhuber a été chercheuse invitée à l’Institut d’études canadiennes de l’Université d’Ottawa, ainsi que chargée de cours à cette même université (Département de langues et littératures modernes, section d’études allemandes) et à l’Université du Québec en Outaouais.

En 2012, elle a fondé, avec l’écrivaine Catherine Mavrikakis, la revue MuseMedusa (https://musemedusa.com/) spécialisée en recherche-création, qui publie des études, des textes de création et des œuvres visuelles sur des récits et des figures myth(olog)iques.

Son intérêt pour les liens entre littérature et arts visuels (photographie, peinture, dessin) amène Andrea Oberhuber, depuis une dizaine d’années, à investir non seulement le commissariat d’exposition mais également l’écriture, souvent hybride, c’est-à-dire à la croisée du texte et de l’image (comme dans Corps de papier. Résonances, 2012 ; « Sorts et sortilèges de l’art » (https://archives.musemedusa.com/dossier_5/mavrikakis-oberhuber/), 2017 ; « Umbra », (https://musemedusa.com/dossier-11/umbra/, 2023) ; « La mort amère, ou l’accompagnement par l’écriture : Une mort très douce de Simone de Beauvoir » (https://www.litteraturesmodesdemploi.org/expo_theme/la-figure-de-lenseignante-2/).


Site de l'autrice : https://andreaoberhuber.com/

Publications

  • 2024
    Faire oeuvre à deux. Le Livre surréaliste au féminin Faire oeuvre à deux. Le Livre surréaliste au féminin
    Editeur : Presses universitaires de Rennes
    Genre : Essai
    Présentation :

    Qui connaît aujourd’hui Aveux non avenus, Dons des féminines, Hexentexte, La Dame ovale, La Maison de la Peur, Le Cœur de Pic, Le Livre de Leonor Fini, Le Poids d’un oiseau, Oiseaux en péril ou Oracles et spectacles, autant d’œuvres hybrides réalisées entre 1930 et 1975 selon l’idéal surréaliste du travail collaboratif, à l’instigation d’une écrivaine ? Véritable changement de paradigme éditorial, le Livre surréaliste, objet à part entière, qui prend son origine dans l’écriture à quatre mains, n’a presque jamais un seul auteur. Il déploie des rapports texte/image d’une grande variabilité et appelle une lecture croisée entre l’écrit et le pictural.

    Cet ouvrage se propose de combler une lacune de recherche en s’intéressant à un corpus à tort négligé par la critique littéraire et artistique. Dix cas de figure emblématiques sont analysés quant aux modalités de démarche collaborative (« au féminin », « mixte » ou « en dualité créatrice ») afin de répondre à la question suivante : qu’en est-il d’une esthétique avant-gardiste au féminin, d’une communauté d’auteures et d’artistes qui s’est constituée malgré elle grâce au livre, espace de rencontre et creuset de partage ?

  • 2024
    Du care à l'ouvrage : souci de l’autre en littérature (XXe-XXIe siècles)
    Editeur : Littératures : modes d'emploi
    Genre : Ouvrage collectif
    Présentation :

    Le care a partie liée avec le corps auquel il s’agit de prodiguer des soins, mais il implique au même titre la psyché avec laquelle il forme une entité duelle. Prendre soin de l’autre n’est pas simplement synonyme de bienveillance, ni de don ou de sacrifice de soi. Il y a de nombreux lieux communs associés à ce qu’on désigne en anglais par le terme « care » qui est à l’origine de l’éthique du care fondée en 1982 par Carol Gilligan dans In a Different Voice.

    D’un contenu-objet à l’autre (sur des textes littéraires de Marcelle Tinayre, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux, Marie-Célie Agnant, Ouanessa Younsi, Élise Turcotte et Victoria Mas), on comprend qu’un acte de sollicitude ou de soin (matériel) contient en soi sa charge d’ambivalence : tantôt il peut contribuer à « réparer les vivants », pour reprendre le titre d’un roman de Maylis de Kerangal ; tantôt il se retourne en son contraire, comme dans les cas de surveillance et d’enfermement psychiatrique, d’infanticide, de transmission d’un vécu traumatique, de déni d’une maladie, ou encore d’un trop-plein d’empathie. En ce sens, le care et ses travers (prenant la forme d’un anti-care) peuvent se disputer la parole au sein d’une même œuvre littéraire, nous invitant alors à une compréhension nuancée des pratiques attentionnelles et de leurs mises en œuvre.

  • 2023
    Faire oeuvre à deux. Le Livre surréaliste au féminin Faire oeuvre à deux. Le Livre surréaliste au féminin
    Editeur : Presses de l'Université de Montréal
    Genre : Essai
    Présentation :

    Qui connaît aujourd’hui Aveux non avenus, Dons des féminines, Hexentexte, La Dame ovale, La Maison de la Peur, Le Cœur de Pic, Le Livre de Leonor Fini, Le Poids d’un oiseau, Oiseaux en péril ou Oracles et spectacles, autant d’œuvres hybrides réalisées entre 1930 et 1975 selon l’idéal surréaliste du travail collaboratif, à l’instigation d’une écrivaine ? Véritable changement de paradigme éditorial, le Livre surréaliste, objet à part entière, qui prend son origine dans l’écriture à quatre mains, n’a presque jamais un seul auteur. Il déploie des rapports texte/image d’une grande variabilité et appelle une lecture croisée entre l’écrit et le pictural.

    Cet ouvrage se propose de combler une lacune de recherche en s’intéressant à un corpus à tort négligé par la critique littéraire et artistique. Dix cas de figure emblématiques sont analysés quant aux modalités de démarche collaborative (« au féminin », « mixte » ou « en dualité créatrice ») afin de répondre à la question suivante : qu’en est-il d’une esthétique avantgardiste au féminin, d’une communauté d’auteures et d’artistes qui s’est constituée malgré elle grâce au livre, espace de rencontre et creuset de partage ?

  • 2012
    Corps de papier. Résonances Corps de papier. Résonances
    Editeur : Nota bene
    Genre : Essai
    Présentation :

    Explorant les enjeux du corps, de la textualité et de l’identité dans l’écriture des femmes, cette théorie-fiction traverse l’histoire sociale, culturelle, esthétique et littéraire du sujet féminin à l’ère de la modernité. Solidaire des héroïnes de papier de Claire de Duras, Claude Cahun, Leonora Carrington, Unica Zürn et Élise Turcotte, Andrea Oberhuber accompagne ces écrivaines et artistes de ses analyses, mais aussi de ses propres textes de fiction (journal intime, lettres fictives, livre d’heures), collages et photomontages. L’entrelacement des voix, la résonance des points de vue, le décloisonnement des frontières génériques et l’ouverture de l’espace livresque au jeu des regards d’autrui permettent de concevoir le recueil comme un livre de dialogue, toujours à renouer.

    Écrire est une atteinte à la « peaurosité » des frontières entre ce que je juge dicible et ce qui me paraît indécent compte tenu de l’idée que je me fais de moi. C’est une affaire de mots qui implique pleinement mon être-dans-le-corps, lieu de résistance au laisser-aller. Dire je ne va pas de soi.





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