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Le Parlement des écrivaines francophones a pour objectif de faire entendre
la voix des écrivaines sur le monde.
Plus de 200 écrivaines issues des cinq continents.
Une littérature réinventée au féminin,
qui entend être au rendez-vous de l’Histoire
Affirmer qu'il existe un "écrire-ensemble" capable de renforcer les liens des écrivaines où qu'elles se trouvent
Écrire est notre passion, notre métier, mais cela ne peut être le lieu de nos solitudes, de notre enfermement. Écrire est une demeure dont nous ouvrons les fenêtres sur la planète entière. Notre littérature n’est pas une littérature qui se complaît dans le subjectivisme et les larmes, même si elle répugne à être une politique ou une idéologie. Notre littérature est notre voix du monde. Combative et sereine. Décidée et généreuse. Une littérature de toutes les enfances et de toutes les filiations, une littérature capable d’embrasser l’Humain dans son universalité et dans ses différences.
Oui, il y a bien une littérature réinventée au féminin, qui entend être au rendez-vous de l’Histoire et engagée dans les batailles, toutes les batailles. Celle qui consiste d’abord à affirmer la solidarité des écrivaines entre elles et ne craint pas de parler de « sororité ».
Rendre distinctes les voix des femmes écrivaines
Aujourd'hui plus que jamais, la nécessité est réelle de rendre audibles les voix des écrivaines. Par ces temps de conflits, de replis identitaires et de menaces en tous genres, il incombe aux romancières, aux poètes et aux essayistes, d'assurer une présence vigilante, de « dire », de rassembler et de se recentrer sur le « sens ». Il leur revient de s'engager sur ce qui cause plaie dans le monde : guerres, injustices, inégalités ou sexisme, mais aussi de raviver sans cesse les lueurs de l'espoir.
Dans nos sociétés modernes livrées au politique, à l'économique et aux bruits médiatiques, nous avons besoin de littérature. Comme contre-poids aux opinions extrêmes. En faveur d'une mobilisation aussi nécessaire que celle de la société civile. Avec cela en plus : en œuvrant dans le domaine de la création, les écrivaines ouvrent la porte de la liberté, de l'imaginaire, de l'utopie, bref, de la possibilité d'autres mondes.
Agir partout où les femmes sont muselées ou menacées de l’être.
Nous voulons faire en sorte que toute femme de plume puisse ne pas subir la répression, les intimidations, les fatwas en tout genre. L’impossibilité de traverser les frontières. Nous voulons nous opposer aux guerres. Toutes les guerres. À commencer par celles visibles ou insidieuses, voilées ou à découvert, dirigées contre les femmes : le patriarcat sous toutes ses formes, le viol, le harcèlement, les mutilations génitales, les violences conjugales. N’oublions pas non plus toutes les menaces sur la scolarisation des filles ou les interdictions faites aux femmes d’agir hors de la sphère domestique.
Guerre contre la guerre. Nous combattrons le terrorisme, le djihadisme, les populismes, les discours de haine, les extrémismes religieux et le rejet de l’autre.
N’oublions pas cette phase d’Aristophane : « Quand la guerre sera l’affaire des femmes, elle s’appellera la paix ! »
Pourquoi ? Parce que chaque femme consciente et libre est un danger pour les dictatures. Parce que chaque femme qui traverse une frontière réhabilite la parole sur l’altérité.
Offrir un espace de prise de parole destiné à donner le point de vue des femmes sur les débats ou les crises de nos sociétés
Les femmes restent la voix minoritaire et le sexe victime des violences de toutes sortes. Alors que les écrivaines ont leur manière d'interroger le monde, de l'exprimer et de le redéfinir. Mettre en exergue la voix des écrivaines, c'est donner à lire et à écouter une parole qui s'oppose à la guerre et à l'intolérance, qui conjugue la rencontre à sa façon, qui affirme le devoir d'altérité, qui ne cesse de rappeler à travers les livres l'impératif de l'Humain et de la Vie tout simplement.
Ces écrivaines ont en partage le français, lequel offre la possibilité rare d'une communauté de langue présente sur les cinq continents. Nous lui apprendrons à dire à nos origines, nos parcours, les causes qui nous tiennent à cœur. Nous lui apprendrons à moduler le champ de ses phrases sur les berceuses de nos mères, et cette langue dont nous userons en ce qu’elle a de plus noble, de plus juste et de plus universel, nous dira. Nous ne serons pas là que pour pointer les déséquilibres et détecter les tragédies. Nous voulons redonner au monde sa belle voix, ancrée dans l’espoir et soucieuse des générations futures. Retisser ses liens sociaux et réhabiliter ses traditions de convivialité. Impulser une modernité qui aurait cet attribut féminin de savoir réguler les différences et les différends.

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Les membres du Parlement des Ecrivaines Francophones vous invitent.
A découvrir sans tarder dans ce calendrier.
Attention ! tous les horaires sont en heure locale.