Qui sommes-nous ?
La naissance du PEF
Fondé par la romancière et journaliste tunisienne Fawzia Zouari en 2017, le Parlement des écrivaines francophones n’a cessé, depuis sa création, d’amplifier la voix des écrivaines et d’accroître leur visibilité, en leur offrant des espaces de prise de parole sur les grandes questions qui secouent nos sociétés.
Avec des origines géographiques et des profils générationnels très variés, ses membres, aujourd’hui au nombre de 180, sont issues de traditions, de langues et de religions différentes. Elles ont en partage la langue française qu’elles métissent avec leurs souffles singuliers, leurs valeurs, leurs rêves et leurs combats.
Les premiers temps
En 2017, Fawzia Zouari a invité Leila Slimani et Sedef Ecer à se joindre à elle pour fonder un collectif réunissant des écrivaines désireuses de faire cause commune autour de la défense de la liberté, de la laïcité et des droits humains, avec l’objectif de soutenir les intellectuelles et les intellectuels en danger.
En octobre 2018, grâce au concours d’Olivier Carré, alors maire d’Orléans, le Parlement a trouvé son lieu de naissance. Et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) s’est portée comme son soutien principal.
Une soixantaine d’écrivaines se sont jointes au PEF pour une première session qui s’est tenue à Orléans du 26 au 28 septembre 2018 et à l’issue de laquelle elles ont publié leur premier manifeste dans le journal Le Monde. Des commissions de travail ont suivi autour de grandes thématiques, comme les migrations, l’éducation, la guerre et l’environnement.
La deuxième session du Parlement à Orléans s’est tenue en octobre.
Depuis sa naissance, le PEF n’a cessé de grandir, de marquer sa présence dans le paysage littéraire, social et politique, de faire ses preuves avec des livres, des manifestes, des tribunes publiées dans plusieurs pays et plusieurs langues.
Le PEF a répondu présent chaque fois qu’une écrivaine, une journaliste, une militante féministe a été attaquée ou emprisonnée. Non seulement il a entrepris la construction d’un espace francophone commun et la mise en valeur d’une langue, grâce, entre autres, au soutien de l’OIF, mais il est devenu le symbole de l’engagement des écrivaines pour la cause des femmes et de l’absolue nécessité d’un regard féminin sur les affaires du monde.
Du collectif à l'association
Réunies en assemblée générale le 16 octobre 2019 à Orléans, les membres du PEF ont créé l’Association du Parlement des écrivaines francophones (APEF) et acté la répartition du bureau comme suit :
- Présidente : Sedef ECER
- Trésorière : Catherine CUSSET
- Secrétaire générale : Marie-Rose ABOMO-MAURIN
Sur déclaration à la préfecture du Loiret en date du 16 juin 2020, parue au Journal officiel le 20 juin 2020, l’Association du Parlement des écrivaines francophones a pour objet la Promotion de la littérature féminine dans sa diversité en France et à l’étranger.
Son siège social est basé à la Maison des Associations, 46 ter, rue Sainte Catherine, 45000 Orléans.
Évolution du PEF
Depuis sa naissance, le PEF n’a cessé de grandir et de forcir, puisque, aujourd’hui, il compte 110 écrivaines issues des quatre coins du monde. Il a marqué sa présence dans le paysage littéraire, social et politique, fait ses preuves avec des livres, des manifestes, des tribunes publiées dans plusieurs pays et plusieurs langues.
Nous avons été là chaque fois qu’une écrivaine, une journaliste, une militante féministe a été attaquée ou emprisonnée. Non seulement, nous avons entrepris la construction d’un espace francophone commun et le sacre d’une langue, grâce, entre autres, au soutien de l’OIF nous sommes devenues le symbole de l’engagement des écrivaines pour la cause des femmes et ce n’est pas peu par ces temps de recul et de contestation de leurs droits.
Et nous nous sommes attelées à ce que nous considérons comme une tâche essentielle : déconstruire les discours masculins ; renouveler les approches et analyses sur toutes les thématiques dont, par exemple, le rapport à la langue française.
Retrouvez toutes nos archives sur notre ancien site :
Le Parlement
Mission
- Rendre distincte la voix des femmes écrivaines
- Travailler à faire reconnaître la place de l’écrivaine dans son pays et réaffirmer son rôle dans le dialogue civilisationnel
Vision
- Affirmer qu’il existe un « écrire-ensemble » capable de renforcer les liens des écrivaines où qu’elles se trouvent
- Constituer un trait d’union entre le Nord et le Sud et faire circuler les idées et les auteures
Valeurs
- S’exprimer sur ce qui porte atteinte à l’intégrité morale ou physique des écrivains contre les menaces
- Défendre la liberté et le droit des hommes et des femmes partout où ils se trouvent attaqués
- Offrir un espace de prise parole destiné à donner le point de vue des femmes sur les débats ou les crises de nos sociétés
Les membres du bureau
Charte du Parlement des écrivaines francophones
Article 1 :
LE PEF est une organisation non institutionnelle libre, citoyenne et laïque dont le français est la langue officielle.
Article 2 :
Le PEF est constitué d’écrivaines ayant publié au moins une œuvre en français. Le PEF est ouvert à toute femme qui publie en français dans les domaines de la littérature, de l’art, de l’essai.
Article 3 :
Le PEF est fondé sur la volonté de promouvoir les auteures de langue française et d’être un espace de parole sur divers sujets. Il s’engage pour l’émancipation des femmes, l’aide aux écrivaines, la prise de parole sur des problèmes de société ayant trait à l’éducation, la politique, l’environnement, Thèmes sur lesquels les femmes sont trop souvent privées de parole et de moyens d’action. Sur tous les sujets concernant les politiques publiques ou l’accès des femmes à leurs besoins humains fondamentaux et à leur aspiration légitime à l’égalité doit être garantie, le PEF prendra une position citoyenne et laïque conforme à l’objet même de son existence.
Article 4 :
La devise du PEF est : Liberté, Égalité, Féminité
Article 5 :
Le PEF est libre de toute tutelle ou obédience. Il ne dépend d’aucun état, parti ou institution.
Le PEF a pour siège la ville d’Orléans et pour plate-forme d’accueil et d’organisation la mairie de cette ville
Article 6 :
Les partenaires et soutiens du PEF sont clairement identifiés, mais leur engagement logistique, financier ou autre auprès du Parlement n’induit aucun droit de regard sur ses décisions. Le PEF réaffirmera son indépendance chaque fois que nécessaire.
Article 7 :
Les membres du PEF le sont à titre exclusivement individuel et ne peuvent en cas cas représenter leur pays ou État respectifs auprès de ce dernier. Leur appartenance politique ou leur affiliation à quelque organisme que ce soit ne concerne ni n’engage le PEF. Cependant, quelles que soient leurs appartenances politiques, les parlementaires doivent confirmer leur attachement aux principes et valeurs dont le PEF se réclame.
Article 8 :
Toute publication du PEF engageant la signature de ses membres doit être soumise à l’approbation préalable de toutes. La majorité des voix l’emporterait en cas de désaccord sur un sujet, une publication, ou une prise de position précise. Celles qui le souhaitent peuvent, en l’occurrence, retirer leur signature.
Article 9 :
Le contenu des écrits publiés par les auteures relève de leur responsabilité. Leurs prises de position individuelles n’engagent pas le PEF.
Les publications du Parlement
- Tous les ouvrages
- Ed. Des Femmes
- Regain de lecture
- Chèvre-feuille étoilée

Nos Exils
L’expérience de l’exil à travers le regard de vingt autrices de talent issues de la toute la francophonie.
Le Parlement des Écrivaines Francophones rassemble des femmes venues du monde entier. Certaines ont choisi ou subi un exil dans leur vie. Ces expériences, qu’elles soient vécues comme une libération ou au contraire comme un arrachement, singulières et empruntes d’émotions, sont retracées dans cet ouvrage qui offre une multitude de points de vue sur le sujet. L’exil est toujours pluriel. Avec la grande délicatesse que confère leur talent littéraire, ces autrices explorent leurs souvenirs et cicatrices pour tenter de comprendre un peu mieux le monde et ses dynamiques.
Parution le 15 mai 2025

Enfance de filles
Elles sont 22 femmes écrivaines de langue française. Et en cette langue commune, langue maternelle pour certaines, langue marâtre pour d’autres – si l’on reprend l’expression d’Assia Djebar – c’est-à-dire autre que celle de la mère, langue choisie ou imposée par l’histoire, pas seulement leur histoire mais celle de leur pays, elles nous livrent un bref fragment de leur vie, elles reviennent sur les lieux de leur enfance.
Ici, dans ces pages, chacune d’entre elles a déposé son offrande à celles et ceux qui voudront bien parcourir ce recueil…
Toutes, ensemble, elles écrivent, non pas pour se souvenir, mais pour devenir. Maïssa Bey, co-fondatrice des éditions

Toi, ma mère
La relation d’une fille à sa mère explorée par 24 écrivaines francophones.
Dans cet ouvrage collectif, vingt-quatre membres du Parlement des écrivaines francophones racontent le lien unique d’une fille à sa mère. S’expriment ici, dans ces textes courts aux formes variées, toutes les émotions et les souvenirs d’enfance attachés à cette relation si particulière dans laquelle s’enracine et s’exprime le désir d’écriture.

Corps de fille, corps de femme
Dans cet ouvrage collectif, quinze membres du Parlement des écrivaines francophones proposent des récits personnels, paroles intimes et courtes fictions sur l’expérience singulière qu’est la féminité. Une manière de lutter contre les stéréotypes et l’uniformisation médiatique et politique du corps des femmes, et de réaffirmer sa propriété inaliénable.

La Francophonie au féminin
SOUS LA DIRECTION DE LISE GAUVIN ET FAWZIA ZOUARI
Nous, écrivaines francophones, avons décidé de parler ensemble d’une seule voix et dans la même langue. Parce que nous sommes souvent questionnées et que nous n’arrivons pas à répondre, parce que d’autres parlent à notre place, parce que nous avons envie d’être écoutées, sur nous-mêmes, sur notre propre sort, sur le monde où nous vivons et qui n’est pas si tendre avec nous. Nous voulons sortir du silence, et puisque nous disposons du pouvoir des mots, nous nous arrogeons cette parole collective et ce droit de regard sur une histoire qui continue de se faire sans nous.

Pour toutes, la même langue
Vingt-quatre nouvelles parlementaires donnent la preuve du dynamisme et de la volonté de réunir les femmes francophones qui écrivent autour d’idéaux communs. Que l’on ne s’étonne pas qu’elles pensent et impulsent à leur écriture une singularité : elles viennent des quatre coins de la planète. Elles apportent avec elles des spécificités régionales qui enrichissent la langue française. Leurs écrits expriment les couleurs du monde.

Nouvelles voix d'écrivaines francophones
Aux voix issues des quatre coins du monde, de formations, de professions et de cultures diverses qui se faisaient déjà entendre dans le premier volume de l’Anthologie, Voix d’écrivaines francophones, viennent aujourd’hui s’ajouter seize autres. Celles qui avaient choisi de s’exprimer dans la langue française entendaient également y trouver une place de choix : leur place de femme. Ainsi donc, leurs actes, leurs décisions et leurs interventions, pour bousculer les consciences, accréditent-ils la légitimité du Parlement des écrivaines francophones, cet univers qui a pour Région la Francophonie et pour demeure l’Écriture.

Voix d'écrivaines francophones, anthologie
Elles viennent des quatre coins du monde mais elles ont une seule passion, l’écriture. Elles sont issues de diverses cultures mais elles ont choisi de s’exprimer publiquement dans une seule langue, le français. Elles s’estiment libres de toute obédience mais elles ont accepté de faire partie du Parlement des écrivaines francophones, une plate-forme inédite destinée à faire entendre la voix des femmes auteures. Ce livre présente quelques-unes d’entre elles en retraçant brièvement leur parcours et en donnant à découvrir leurs œuvres.