Biographie
Responsable depuis 2016 du Prix France-Liban de l’ADELF (Association des Écrivains de langue Française), elle est également présidente de Kitabat, l’association libanaise pour le développement des ateliers d’écriture. Membre actif d’Assabil, association libanaise en charge d’un réseau de bibliothèques publiques, elle a mis en place un Prix de littérature jeunesse en langue arabe en collaboration avec cette association et la Fondation Boghossian et lancé en 2021 une publication jeunesse destinée à favoriser un rapport d’apprentissage ludique de la langue arabe.
En 2022, elle a rejoint le Parlement des Écrivaines Francophones.
Elle a obtenu plusieurs prix littéraires dont les Prix Senghor et Ulysse pour son premier roman « Les Absents » (Rivages, 2014).
Ses derniers ouvrages publiés sont « Le goût du Liban » (Mercure de France, 2021) et « Port-au-Prince : aller, retour » (La Cheminante, 2019), finaliste du Prix de Littérature Arabe de l’IMA. Son nouveau roman « Pays amer » est paru aux Presses de la Cité en janvier 2025.
Bibliographie
Pays amer
Mona vit une jeunesse marginale à Beyrouth. Dans un village du nord du Liban, elle découvre une magnifique maison à l’abandon. L’ancienne propriétaire, une certaine Marie Karam, était une originale solitaire, chassant comme un homme et entourée d’animaux vivants ou empaillés. Intriguée, Mona enquête et apprend que le journal intime de Marie a été conservé, avec quantité de clichés qui témoignent d’un admirable talent.
La lecture de ce journal lui ouvre des pans inconnus de l’histoire du Liban du début du XXe siècle, et des pays arabes, en particulier de l’Égypte, qui ont vu fleurir un féminisme actif et optimiste.
Entre Marie et Mona, dont la création artistique et les amours sont confrontées au même poids de la tradition et des préjugés sociaux, Georgia Makhlouf tisse le fil de destins poignants, épris de liberté.
Marie en paiera le prix. Pour Mona, l’histoire reste à écrire.
Ce roman est une fiction librement inspirée de la vie de Marie El Khazen (1899-1983), première femme photographe libanaise.
Le goût du Liban
Port-au-Prince : aller, retour
« Victorieux par l’aide divine », telle est la signification du prénom de Vincent-Mansour, un homme au courage hors pair qui va se battre sans jamais lâcher prise pour donner de l’espoir au futur. Le roman s’ouvre sur son retour en Haïti. Il est parti prendre femme au pays, il a hâte de fonder une famille et de continuer à développer ses affaires à Port-au-Prince. Mais il est encore amoureux de la merveilleuse Louisa, une haïtienne qui a partagé sa vie et ses difficultés pendant les quinze années de son premier séjour. Comment va t-il concilier ses deux vies ? Et comment va t-il faire face à l’instabilité politique d’Haïti, à l’occupation américaine qui s’annonce et à la montée du sentiment anti-syrien, lui qui n’imagine pas un instant devoir partir de cette île qui est devenue sienne ?
Georgia Makhlouf donne voix à chacun des protagonistes qui sont au cœur de la tourmente. Chacun raconte un volet de l’histoire, chacun apporte sa part de vérité, sans jamais tout à fait éclaircir le mystère irréductible d’une destinée, ses bonheurs, ses blessures et ses parts d’ombre.
Les Absents
On s’aperçoit au fil des pages que ces portraits entretissés, toujours vivaces et précis, dessinent en négatif l’image volatile de celle qui les brosse, hantée par une absence à soi qui se nourrit des vertiges de la mémoire.
Le goût de L'Orient
Les hommes debout: dialogue avec les Phéniciens
« Écrire autour des Phéniciens, de cette identité à la fois rayonnante et honteuse, flamboyante et obscure.
De ces Phéniciens, on nous a appris le courage, le goût de l’aventure, la volonté d’entreprendre. Un peuple délibérément tourné vers la mer. Un peuple qui avait le mal d’horizon.
Ce texte est un itinéraire, pas à pas, dans la lenteur des mots. Un itinéraire d’écriture qui explore les branches multiples d’une généalogie imaginaire.