Anissa BELLEFQIH
Biographie
Anissa BELLEFQIH est chercheure et écrivaine marocaine.
- Elle a enseigné la littérature française à l’université Hassan II et la sémiologie de l’image à l’École des Beaux-Arts de Casablanca.
- Auteure de plusieurs romans et d’un essai sur le roman policier, elle écrit aussi des articles de presse sur la Culture et sur des événements de société marquants.
- Elle a participé à plusieurs collectifs au Maroc et en France (dans le cadre du PEF).
Une femme qui revendique la liberté de concilier un ancrage culturel arabo-musulman et une ouverture sur le monde, facteur d’enrichissement.
Publications
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2018
La Salamandre
Editeur : Marsam
Genre : Roman -
2012
ANNEES VOLEES
Editeur : L'Harmattan
Genre : RomanPrésentation :Ce roman nous fait partager la quête d’une femme qui se retrouve, suite à un deuil, jetée en pâture à des prédateurs sans foi ni loi qui règnent sur le monde de la finance avec des règles qui font fi des autres autant que de la Justice. Entrainée bien malgré elle, dans la tourmente d’une spirale bancaire pavée de malveillance et de coups tordus, elle doit se lancer dans un âpre combat qui durera des années pour faire prévaloir ses droits. La rançon qu’elle paiera pour retrouver sa liberté en mettant au jour la vérité masquée lui fera dire :
« Ma victoire avait un goût de sel prononcé. La banque ne comprendra jamais qu’elle avait gagné aussi une belle part, la meilleure. Elle avait capté et volé mes dernières belles années, butin inestimable et irremplaçable… /…/ » C’est « Le » vrai crime, impardonnable et imprescriptible./…/ « J’émis le vœu que cet âpre combat que j’avais mené serve la cause des femmes. Ce serait jubilatoire de continuer dans cette voie de la dénonciation d’abus qui touchent cruellement femmes et enfants en intégrant (ou créant) une ronde pour un monde meilleur et le moment venu, passer le relais pour qu’une espérance prenne vie à partir d’un cri ou d’une banderole : “Plus jamais ça !” »
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2010
LA LECTURE DES AVENTURES D’ARSÈNE LUPIN - DU JEU AU “JE”
Editeur : L'Harmattan
Genre : EssaiPrésentation :Approche psychanalytique et sémiotique du roman policier.
Mots-clés : « Arsène Lupin », « masque », « humour, ironie, sou-rire », « je est un autre », lecture du soupçon »…* * * * *
Dans « La lecture des aventures d’Arsène Lupin » de Maurice Leblanc, l’auteure présente les principes ludiques qui sous-tendent le roman policier : jeu de l’auteur avec le personnage et avec le lecteur et jeu du lecteur avec les textes. Le lecteur dépasse rapidement le « plaisir préliminaire » procuré par la séduction formelle et la découverte d’un homme aux identifications multiples qui a placé sa vie sous le signe des simulacres. Il est étonné de découvrir qu’il a été, en réalité, à la rencontre de lui-même. Le temps d’une lecture, il libère ses désirs barrés et se réconcilie avec ses pulsions les plus secrètes en s’identifiant à ce héros invulnérable et au-dessus des contingences. Il met en veilleuse les valeurs qui gouvernent habituellement sa vie, et se laisse aller à une levée partielle et ponctuelle des inhibitions qui le brident dans sa vie quotidienne. La lecture du roman policier ne saurait, de ce fait, se réduire à une simple évasion, un divertissement en marge de l’existence. -
2003
“JE NE VERRAI PAS L’AUTOMNE FLAMBOYANT…”
Editeur : L'Harmattan
Genre : RomanPrésentation :Un roman qui alterne mails et récit narratif pour évoquer la situation de la femme seule au Maroc. Une femme se retrouve à une croisée du destin, après la disparition brutale de son compagnon de vie. Confrontée au douloureux travail du deuil, elle entame un chemin de croix où les surprises et les trahisons ne manquent pas. Du fond de sa détresse, elle partage ses blessures, ses incertitudes, tout autant que son attention au monde et aux autres et livre, à travers un regard incisif et sans concession, ses préoccupations comme ses attentes concernant aussi bien son pays, le Maroc, que les événements du Monde comme le Moyen-Orient ou le 11 septembre.
EXTRAIT : « Qu’est-ce que vivre ? J’aimerais bien le savoir ! Cela pourrait consister à retrousser ses manches et prendre la vie à bras le corps et se colleter avec ce qu’elle a de plus laid comme de plus beau pour l’exposer à la réflexion. Mais cela peut se ramener aussi à être à l’écoute de soi, se pencher sur son moi, en excluant totalement le narcissisme qui nous aveugle sur les réalités du monde et des autres. Il y a également du mérite à faire le point sur les richesses engrangées, les interrogations sans réponses et à les partager à travers un geste créatif ; donner à voir la grandeur de la lutte qui transforme une femme foudroyée en une femme-phénix, par exemple. »
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1999
YASMINA ET LE TALISMAN
Editeur : L'Harmattan
Genre : RomanPrésentation :YASMINA ET LE TALISMAN : Ce roman dévide sous nos yeux le destin d’une femme. Yasmina, tout en respectant son enracinement culturel, est une femme moderne, libre de ses choix, enfant de son siècle. Elle nous fait partager ses silences qui résonnent des bonheurs successifs et des douleurs tues. Elle se retrouve, la quarantaine venue, dans le rôle d’une femme “flouée”. Au-delà du récit des moments phares d’une vie de femme, l’auteure cherche à interpeller le lecteur sur un certain nombre de problèmes d’actualité qui grèvent la vie des femmes marocaines sur le plan privé, professionnel et politique.
EXTRAIT : « Toute ma vie, j’avais offert aux autres l’image d’une femme rompue aux diktats sociaux. Et qu’ai-je reçu en retour ? Qu’aurais-je glané ? “Plus jamais je n’accepterai la dépendance. Plus jamais je ne me laisserai dicter ma conduite. Plus jamais je ne ploierai sous le poids de règles normatives. ” Je ne me souciais pas de savoir s’il était raisonnable d’être aussi affirmative. Une nouvelle Yasmina était en train de naître dans la douleur, avec une conscience aiguë du temps qui passe et de la solitude intérieure absolue quand arrive le moment de faire notre deuil de notre jeunesse et de nos illusions envolées ou perdues.
** Ce roman a été traduit en 2001 en arabe aux édit. Marsam, Rabat.
Le titre, « Sihrou al’kalimat” (littéralement : La magie des mots), rend compte du secret de la potion magique qui permet à toute femme d’ouvrir les portes closes, à savoir, la magie du verbe. -
Présentation :
COLLECTIFS
PEF
- 2021, Anthologie 2, Nouvelles voix d’écrivaines francophones, édit. Regain de lecture. Titre : « LA COMPLAINTE DE L’ABSENT ».
- 2023, Frontières ad libitum, édit. Idem. Titre ; « FRONTIÈRES ET LIMITES ».
- 2023, Corps de fille, corps de femme, édit. Des femmes-Antoinette Fouque. Titre : « AMINA, SAMIA, KELTOUM ET LES AUTRES… »
- 2024, Toi, ma mère, édit. Des femmes-Antoinette Fouque. Titre : « MA MÈRE, LA SANS-PAREILLE ».
- 2025, Enfances de filles, édit. Chèvre-feuille étoilée. Titre : « L’ENFANT EN ABYME ».
MAROC
- 2019, « UN JOUR À-VENIR » in Un instant avant le monde, livre de la biennale 2019, Kulte editions.
- 2022, « PORTE DU PARADIS », in Qui toque à la porte, édit. Nouiga.