Anna LY
Biographie
Née à Dakar, Anna Ly Ngaye est Institutrice de formation.
Directrice d’école
Professeur de musique
Anna Ly Ngaye est également écrivaine auteur de 6 ouvrages et a participé à 4 anthologies.
Elle est la directrice des éditions Mametouty
Membres du cénacle des jeunes écrivains du Sénégal et du parlement des écrivaines francophones.
Anna Ly Ngaye est membre du comité de lecture panafricain du prix orange du livre en Afrique et membre du jury du prix « Écrire la femme «
Elle est finaliste du prix Cénacle national catégorie poésie ( à la première édition)
Elle vient de recevoir à Milan , le troisième prix du concours international national de poésie » Sur les traces de Leopold Sedar Senghor » pour la section D.
Elle a participé à plusieurs salons et festivals du livres (Gabon, République de Guinée, Mauritanie, Mali, Tchad, Liban, Milan, Paris)
Publications
-
2024
Immersion Salvatrice
Editeur : Mametouty Éditions
Genre : PoèmesPrésentation :Une invite à plonger dans les profondeurs de l’âme où l’amour, l’espoir, le regret et les rêveries se rencontrent pour créer une expérience littéraire inoubliable.
-
2021
L'Enharmonie des destins
Editeur : SEGUIMA
Genre : NouvellesPrésentation :Des destins lourdement chargés du fait des pesanteurs d’une Société bouleversée par la fulgurance des changements aussi violents qu’inattendus, se croisent, se heurtent, s’entrechoquent. Enharmonie? Tout frottement produit de la chaleur, de la lumière?! Ce qu’ Anna Ly Ngaye nous en dit en cette longue Nouvelle mérite d’être su. L’auteur qui n’est pas partisane de la féminisation des mots, est-elle féministe pour autant? Ou féministe? Son ouvre, est-ce du féminisme? En tout cas, ce texte si saisissant qui ne lâche le lecteur qu’à la fin, relate la vie de femmes qui n’ont pas été gâtées par la vie. Loin de là. Pour autant, il est très intéressant de les trouver ensemble dans ce centre. À déguster sans modération.
-
2020
Entre dièses et bémols
Editeur : Mametouty Éditions
Genre : PoèmesPrésentation :Entre dièses et bémols
Préface de Luis Del Rio DonosoLes mots arrivent silencieux. Elle cherche des réponses qui puissent illuminer les jours de pénombre. La ville est sourde, étrange et étrangère aux traces de celle qui marche lentement, plus calme que les échos des forêts aux caresses du vent. Ou comme les murmures des oiseaux de plumes arc-en-ciel. Elle marche et c’est déjà une odyssée.
En marchant, elle regarde tous les visages du monde : les colorés, les sans couleur, les exorbités, les regards qui, émerveillés interrogent et les autres yeux, ceux qui sont restés dans les prairies de leurs mémoires. Ceux qui remémorent les voix des rivières, les rencontres des vieux qui sourient en silence au clair-obscur d’un regard de vieux : il voit tout sur le brouillard de la vie. Il voit tout le vieux parce qu’il a compris que la vie est faite de bonheur mais aussi de souffrance. Le chemin est long, mais montre les traces ancestrales, elles sont les graines des parcours de vie que récoltent ceux qui ont appris à déchiffrer les incognitos.
Il est cinq heures de l’après-midi quand Anna Ly Ngaye s’arrête, prend une feuille et commence à décrire en poèmes les sensations qui ont marqué sa journée. Oui, elle aime cet instant où elle retrouve l’autre respiration : celle de mettre en vers ou proses métaphoriques les faits qu’a touchés son esprit. « Ma plume est ma seule amie fidèle », écrit-elle comme une déclaration de foi. Mais derrière les mots s’assomme une réalité qu’embrasse son histoire : la solitude. Ses écrits recréent ses décisions de partir de son Sénégal aimé, à la recherche d’autres temps, d’autres opportunités : « je partirai, sans mes souvenirs blessants, partir seule au gré du vent, vers un avenir incertain, me faire un autre destin ». Mais partir n’est pas laisser derrière soi ses rêves, son droit à sentir le monde autrement. Et moins encore l’oubli. Parce que oublier c’est ne pas avoir vécu et Anna Ly Ngaye avoue au fil des vers certaines motivations de son départ : « je suis anarchique pas sans foi, j’exprime juste les cris du cœur, pour mieux vaincre les douleurs ». L’autre c’est elle-même. Elle qui a été rejetée décide de : « redevenir l’être savant que je fus ». Le chant pour le Sénégal est son beau témoignage identitaire qui fait frémir la conscience et sa terre ; c’est la chaire d’un souvenir pour toujours.
Cette migration n’est pas une absence, mais plutôt une nouvelle présence pour écouter et partager, la richesse est là, dans la transfiguration du langage qui émet le savoir des générations. Et la poésie se fait et se refait de paroles qui approfondissent le langage, entre les souvenirs et les silences. Anna Ly Ngaye le sait. Son langage suggère l’image et nous invite à aller plus loin pour lui donner une autre signification. Rien n’est facile mais toute création poétique est un combat pour exister et faire exister, entre les pénuries et la beauté de l’existence. Le vrai sens de notre destin réside dans notre combat pour « être » et respecter les valeurs des autres êtres. Il n’y a pas de dichotomie entre nos décisions d’habiter le monde et notre identité culturelle et humaine. La force d’un poète est dans sa création métaphorique et l’esprit de partage de ses traces, même si elles sont tristes ou heureuses, l’important est dans le cheminement.
Je vous invite à lire ces poèmes d’Anna Ly Ngaye, remplis de sentiments, de réflexions et qui finissent par une prière de sagesse, de valeur et de dignité face aux abîmes. La poésie est le miroir où demeure la beauté, rien n’est impossible aux yeux qui rêvent et font rêver !
Luis Del Rio Donoso
Docteur de l’université de la Sorbonne
Membre et correspondant de l’université
Ricardo Palma (Pérou) -
2019
L'oreille du sud , l'oracle d'Enki
Editeur : L'harmattan
Genre : RomanPrésentation :https://www.facebook.com/share/18PTDjZScw/Une belle préface
Chapeau à toi Malick DiarraPREFACE
L’oreille du sud ! Ma première impression en lisant le titre de l’œuvre d’Anna Ly Ngaye fut un sentiment étrange et captivant de trouver dans le roman d’autres révélations sur cette région du Sud du Sénégal qui ne finit jamais de dévoiler des facettes séduisantes et originales pour les non initiés. Quel ne fût mon étonnement de découvrir des rites dictant le comportement des femmes, les particularismes, l’opposition au progrès de la pensée qui me déconcertent et même me révoltent : « Une femme ne pose pas de question, elle se soumet et doit se taire comme une nuit dans son secret. Le pouvoir du sacré, les croyances au dieu Ataw ou Enki régissant la société ».
Cet accent d’éveil et de dissection ne survient pas inopinément. L’auteure est une femme clairvoyante, à la fois moderne et enracinée dans ses valeurs traditionnelles. Elle aime la musique, joue avec sa guitare ou son piano et écrit au rythme du Lélé, cette danse réjouissante des Torodos. En apprenant l’utile de l’existence, elle porte en elle un courage inébranlable l’incitant à produire, pour le patrimoine culturel de son pays, des recueils « Cœur bavard » puis « Résistance » poèmes à résonances universelles et ce magnifique roman ne relevant ni de conte ni de la fable mais d’une philosophie de vie.
Dans son ouvrage, « L’oreille du Sud », l’auteure fait apparaître un regard lucide porté sur la société et ce, avec une grande intelligence. Elle analyse les multiples aspects des croyances et pratiques traditionnelles en rapport avec l’évolution contemporaine. Pour cela, Anna Ly Ngaye utilise l’inférence comme moteur de la marée de sa pensée et fait vivre avec sensibilité et recul dans son quotidien, le dynamisme du dicton wolof :
« Wax vaala jef managnu doff wayey nopp nitey » (si les paroles et les actes peuvent traduire une certaine stupidité, l’écoute reste génératrice d’équilibre).
Au village d’Oukat Elampay, Anna Ly Ngaye voyage jusqu’au bout d
-
2018
Résistance
Editeur : Artiges/Sénégal
Genre : PoèmesPrésentation :https://www.facebook.com/share/18PTDjZScw/
Vivre, c’est constamment se battre soit pour ne point sombrer dans un gouffre marécageux de désolation et de lamentation, soit pour se surpasser, se démultiplier, donnant offrande à son corps et sauvant son âme afin que le lendemain, espoir du souffrant, soit des meilleurs. Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons ne pas souffrir puisque nous nous sommes investis, hommes, d’une mission, sacerdoce du quotidien, qui rend utile notre vécu.
Heureusement, au summum de sa jeunesse et prête à basculer dans l’univers responsable de la maturité où plus aucune erreur n’est pardonnée, l’auteure comprend bien cette exigence de l’existence qui tanse á la moindre occasion sans en avoir l’impression, existence qui ne l’a ménagée aucunement pour la former sans mot dire.
Résistance! Voilà ce qu’elle sait faire avec la magnanimité connue des torodos fiers à tout sens.
Ce recueil, que nous propose la poétesse Anna Ly Ngaye, mène en barque tel dans un long voyage. Sauf que le chemin semble interminable : du vent sauvage, de la tempête, du mal de mer, des intempéries, bref que d’obstacles qui n’empêcheront guère à la capitaine, qu’elle est de son propre bateau, de gouverner son navire contre une mer folle dont les vagues sont possédées par la force du mal, de le redresser en direction de la terre ferme!
Résistance est aussi le secret de la soumission et de l’acceptation stoïque de ce que veut la nature comme sa foi religieuse l’enseigne, mais aussi et surtout de ne pas succomber à la tentation puisque, bien sûr, et elle en est consciente, nous vivons un monde au crépuscule des valeurs.
Sombre, moins dans l’inspiration que dans le vécu, et par une plume dense et pointue, le génie de Anna nous entretient autant par rapport aux fléaux qui dévastent et gangrènent les sociétés, autant elle se fait sensuelle, séduit et se laisse aimer. Mais comment ne peut-on pas aimer une telle plume, un style pareil?
Ouvrez rapidement ce livre, tout y est vie et leçon de vie.
Mamadou Lamine Niang
(Nourou Amiin)
Écrivain, professeur de philosophie. -
2018
Coeur bavard
Editeur : Edilivre
Genre : PoèmesPrésentation :https://www.facebook.com/share/18PTDjZScw/Anna Ly Ngaye
Un extrait de Coeur bavard
J’émailloterai les profondes égratignures
Empoignant les disséminées rognures
De ton cœur estropié, béant
Assailli par bien d’harassements
Un extrait de Cœur bavardJ’émailloterai les profondes égratignures
Empoignant les disséminées rognures
De ton cœur estropié, béant
Assailli par bien d’harassementsJe serai ce fleuve qui dans son lit majeur
T’affluera d’avenantes douceurs
Liguées au clappement placide de l’eau
Se déversant sur ta vie à flotJe me ferai soleil, irradiant mes rayons
Sur chaque parcelle de tes mécomptes
Raflant tes peurs dans mes éruptions
Afin que tes expectances remontentJe deviendrai cette voix mélodieuse
Te faisant carapater dans mes envolées
Lyriques des sensuelles nuits étoilées
Voix te réconfortant de berceusesJe me substituerai à cette mère
Bouchonnant les pleurs de son enfant
Par des fariboles aux beaux airs
Le tenant dans ses bras revigorantsJe resterai cette inlassable main
Te tendant la perche pour l’oubli
De tes déconvenues amaigries
Pour te frayer un heureux cheminAnna Ly Ngaye