Marielle ANSELMO


Pays d'origine : FRANCE

Biographie

Marielle Anselmo est enseignante, critique et poétesse. Elle vit à Paris.

Elle a grandi en Tunisie, dans une famille d’ascendances italiennes, avant de poursuivre des études de lettres en France (en particulier à l’Université de Paris 8, où elle se forme auprès d’Hélène Cixous).

Professeure agrégée de lettres modernes, elle enseigne actuellement à l’INALCO à Paris, après avoir enseigné en lycée en banlieue parisienne, à l’université d’Aix-Marseille et à l’Université de Kyushu (Japon). Par ses activités critiques, elle a contribué à plusieurs ouvrages collectifs et dirigé l’ouvrage Traduire le rêve (Université Seinan, Japon, 2010). Ses articles portent sur des auteurs du XX° siècle et sur l’enseignement de la littérature.

En poésie, elle est l’auteur de deux recueils, Jardins (Tarabuste, 2009) et Vers la mer (Unicité, 2022) ainsi que de plusieurs livres d’artistes. Ses poèmes ont été traduits en anglais, italien, grec, turc, arabe, vietnamien et japonais. Elle en a donné une cinquantaine de lectures publiques en France, en Tunisie, en Suisse et au Japon, seule ou accompagnée d’autres artistes.

Publications

  • 2024
    Verso il mare Verso il mare
    Editeur : Affintà Elettive
    Genre : Poèmes
    Présentation :

    Traduction en italien du recueil « Vers la mer ».

    Collana la lumière obstinément, diretta da Angelo Vannini – numero 2

    Verso il mare è il diario poetico di un viaggio inesauribile per lingua e per mare, verso isole che appaiono come folgorazioni, ora greche ora giapponesi, emergendo alla vista come dal silenzio emerge la parola. Isola alla pagina, ogni parola è nuda in questa raccolta, ogni parola è giusta, la sola in grado di dire ciò che dice, e la sola in grado di dirlo senza dirlo. Il viaggio per mare e verso il mare diventa allora un itinerario per la vita, nello stupore di ogni cosa che immediatamente si dona, la prima donna, il primo uomo, nella lingua e senza lingua, lo splendore delle cose «mai viste / cogli occhi», il primo sguardo, il primo viso — e l’amore, per miracolo.

  • 2023
    Anthologie du Dactylo Méditerranéen Anthologie du Dactylo Méditerranéen
    Editeur : Hayal Yayinlari
    Genre : Poèmes
    Présentation :

    Collectif, en français et en turc.

    Présentation de l’éditeur, Deniz Dagdelen Düzgün :

     » Dans cette anthologie préparée par Le Dactylo Méditerranéen, qui réunit la poésie française contemporaine et la langue turque sous le châle bleu de la Méditerranée, engagez avec nous ce voyage, de Villon à notre avenir, avec de grandes voix de la poésie française contemporaine. »

  • 2022
    Vers la mer
    Editeur : Unicité
    Genre : Poèmes
    Présentation :

    « Vers la mer se présente d’abord comme un récit de voyage, monologue entre de longs silences (car la parole émerge), littéralement fendus par une détresse intérieure — « derrière le cavalier se tient la noire angoisse », a dit jadis Horace, Post equitem sedet atra cura (Odes, III, 1, 40) ; en le suivant on reconstitue même quelque itinéraire : la ligne Yamanote (qui tourne autour de Tokyo), Osaka, centre du bunraku, l’ile de Shikanoshima où fut découvert le sceau du roi, Ohorikohen pour son parc, puis Fukuoka à la pointe nord de l’île de Kyushu…

    (…) Marielle Anselmo, par ce surgissement du sens dans la solitude, égarée, mise en danger, fragile, sensuelle, érotique…, invente sa propre langue :

    ce sens complexe, nous pouvons le comprendre comme un idéogramme en langue française : présent est souvenir, le Port est la langue, le proche lointain, le feu la mer, amour perdu et voyage au loin, solitude et peuple, savoir et perte, disparition et désécriture… »

    – extrait de la préface d’Alain Borer

  • 2010
    Traduire le rêve Traduire le rêve
    Editeur : Presses de l'Université Seinan-Gakuin
    Genre : Essai
    Présentation :

    Direction d’ouvrage : Marielle Anselmo et Mitsumasa Wada.

    Actes du colloque franco-japonais « Traduire le rêve », qui s’est tenu au Japon, à Fukuoka, en novembre 2008.

    Dans un article qu’il consacre au rêve, J.-F. Lyotard relève que son expérience repose sur unparadoxe : “universelle” elle est  cependant “d’une singularité incommunicable”. La singularité de ses contenus semble en effet “interdire l’élaboration d’aucun code, d’aucun système lexical et syntaxique qui, une fois établi et appris, nous permettrait de comprendre ce que « veut dire” tel rêve”, comme tel message verbal. Insaisissable, obscur, d’une“opacité rebelle à tout langage intelligible”, le rêve lance au logos un “défi irrelevable” et se trouve en retour disqualifié par le discours de savoir – discours marqué, enOccident, par la “prévalence de la pensée de la représentation” et de la “référence au langage”. Au tournant du siècle passé, Freud fait sortir le rêve de ce “profond désaveu » :  reprenant à son compte  les deux méthodes d’interprétation “populaires”– l’interprétation symbolique et le déchiffrement – considérées jusqu’alors comme  “fantaisies de primitifs”, il le constitue en objet scientifique.

    Cette rupture épistémologique se produit à l’articulation du rêve et du sujet – le rêve n’est plus émanation d’un autre, d’une voix extérieure, de dimension mythique ou religieuse, mais produit de l’intérieur, de la psyché. Qu’en est-il alors du jeu du rêve et de la littérature? Le rêve, c’est entendu, hante la littérature. Mais en fut-il toujours ainsi ?  Si dans les productions des deux derniers siècles, le rêve et l’oeuvre semblent avoir ouvertement partie liée, de quel dispositif relève le rêve dans les productions artistiques de l’Antiquité ou du Moyen-Age par exemple ?

    Traduire le rêve pourrait donc d’abord s’entendre comme le désir d’élaborer une manière de topologie des rêves en art et en littérature :quels lieux, quelles formes, quels usages et à quelles époques? On voudra ainsi interroger le sens de la présence ou de l’absence du rêve dans l’histoire de la représentation, avant d’analyser les formes et les fonctions (esthétiques, éthiques) de ces représentations. On se demandera enfin dans quelle mesure la représentation du rêve modifie ou ébranle le code dans lequel l’oeuvre s’élabore : si l’on définit en effet le rêve comme défi au langage, en quoi la “matière de rêves”(Butor) ou « l’autre vie » (Cixous),à s’inscrire dans l’oeuvre, engage-t-elle un bouleversement des codes –préfiguration, peut-être, de langues à venir?

    Traduire (le rêve) pourrait encore s’entendre comme relevé d’opérations de déplacements, de transferts, de translations : transaction des rêves entre les langues, les cultures, les arts, les disciplines, les genres – mais aussi transaction entre les rêves, déplacement des rêves d’un continent à l’autre. Ce colloque invitant à la réflexion des chercheurs tant japonais que français, on voudra s’interroger sur ces mouvements aussi bien dans l’espace occidental que dans l’espace oriental, en questionnant les transferts qui s’opèrent d’un monde à l’autre, dans un échange ou une circulation continue, interrompue (le Japon ayant connu trois siècles de fermeture, jusqu’à la modernisation voulue à l’ère  Meiji) mais toujours relancée. Ce colloque s’en voudrait la preuve.

  • 2009
    Jardins Jardins
    Editeur : Tarabuste
    Genre : Poèmes
    Présentation :

    Ce recueil est la quête d’une histoire perdue en même temps que l’attente d’une écriture. Les poèmes brefs, ponctués de blancs, espaces de respiration, sont une invitation au presque silence, à l’effacement du souffle et de soi.

  • 2007
    Une nuit
    Editeur : Les Arêtes
    Genre : Poèmes




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