Biographie

À travers mes recherches comme dans mon engagement d’enseignante, j’appréhende les interactions humaines, leurs rapports de pouvoir, les arcanes de la création artistique : textes et ouvrages académiques, recherche-création, conférences et valorisation. Après une scolarité secondaire dans les Maisons d’Éducation de la Légion d’Honneur, j’ai mené des études supérieures de musicologie, de musique et de philosophie, puis intégré l’Éducation nationale (agrégation, 1988). Une thèse d’esthétique musicale soutenue à la Sorbonne en 1995, m’a permis de rejoindre l’enseignement supérieur en 2000 et j’ai soutenu l’HDR en 2007. J’ai également mené une carrière de productrice déléguée à Radio France, au Programme musical de France Culture, et ponctuellement à France-Musique. J’interroge les interactions entre l’univers musical et le monde de la scène (opéra, drame lyrique, théâtre lyrique, théâtre musical, présence de la musique dans le théâtre contemporain). Dans une perspective esthétique et historique, mes champs d’étude couvrent le contexte de création, la genèse de l’écriture, la mise en scène, la réception, les rapports texte/musique. Mes travaux académiques ont été récompensés par le Prix des Muses (2010 et 2015), le CNL (2012 et 2015), la Fondation des Treilles (2013 et 2016) et le dispositif UP-Squared de l’Université de Poitiers (2024).

Bibliographie

Joël Pommerat Poésie du sonore, théâtralité du musical

Essai
Classiques Garnier
2023
https://classiques-garnier.com/joel-pommerat-poesie-du-sonore-et-theatralite-du-musical.html
À la fin des années 1980, l’audition au disque de Pelléas et Mélisande conforte la vocation de Joël Pommerat : « Je veux écrire un théâtre qui serait de l’opéra sans musique ». Après la tempête wagnérienne et au-delà de son esthétique symboliste assumée, l’œuvre de Claude Debussy a pacifié l’équilibre dramatique entre le texte et la musique. Les spectacles de Pommerat peuvent-il être envisagés à l’aune de l’histoire de ces interactions artistiques ? De quelle manière ses expériences musicales et sonores ont-elles façonné son imaginaire ? Que reste-t-il de cette impulsion première dans ses réalisations avec la Compagnie Louis Brouillard et à l’opéra, à l’heure où s’estompent les frontières entre les formes spectaculaires ?