Alicia DUJOVNE ORTIZ


Pays d'origine : ARGENTINE

Biographie

Née à Buenos Aires en 1939.


Sa mère, Alicia Ortiz, était une écrivaine féministe, et son père, Carlos Dujovne, membre fondateur du Parti Communiste argentin puis formé à Moscou comme agent de l’Internationale Syndicale Rouge, fut le créateur de la maison d’édition Problemas à Buenos Aires. Ils se sont tous deux éloignés du PC en 1946 à cause du stalinisme.

En 1978 Alicia Dujovne Ortinz a été obligée par la dictature militaire implantée en Argentine à s’exiler en France toute seule avec sa fille alors de treize ans. Installée à Paris, six mois plus tard elle signait son premier contrat d’édition avec le Mercure de France, suivi de bien d’autres publications dans des maisons telles que Gallimard, Grasset, La Découverte ou Des Femmes-Antoinette Fouque.

Parallèlement elle collaborait dans des journaux argentins ou français comme Le Monde et Les Nouvelles Littéraires. L’expérience de l’exil l’a forcé a mener une vie tout à la fois difficile et fascinante faite de changements, de rebondissements et d’aventures qu’elle a raconté dans des livres autobiographiques tels que « L’arbre de la gitane ». Après plusieurs allées et venues entre la France, l’Argentine et la Colombie elle a habité pendant onze ans une vieille maison de campagne du Berry dans la solitude la plus totale.

A partir de ses quatre-vingt ans et après avoir publié une trentaine d’ouvrages écrits en espagnol et en français, dont certains d’entre eux ont été traduits en plus de vingt langues, elle a repris la peinture abandonnée pendant soixante ans et exposé ses œuvres dans la galerie d’art de l’Ambassade d’Argentine et dans le Musée d’Art Naïf et Arts Singuliers (MANAS) de Laval. Elle vient juste de terminer un « essai personnel » sur la Joconde intitulé « Les noms de la mère ». Elle a une fille, deux petites filles et deux arrière petits-enfants.

Alicia Dujovne Oriz a publié en français les romans Le monologue de Teresa, 2011, Anita, 2004, et Femme couleur tango, 1998 (Grasset),
L’étoile rouge et le poète, 2009 (Métaillé),
L’Arbre de la gitane, 1991 (Gallimard du Monde Entier),
Mon arbre mon amant, 1982, et La bonne Pauline, 1980 (Mercure de France),
ainsi que les biographies et les chroniques Milagro Sala, L’étincelle d’un peuple, 2017 (des Femmes-Antoinette Fouque),
Qui a tué Diego Duarte, Chronique des ordures, 2011 (Tango Bar),
Camarade Carlos, Un agent du Komintern en Amérique Latine, 2008 et Maradona c’est moi, 1992 (La Découverte),
Dora Maar, Prisonnière du regard, 2003,
et Eva Peron ( best- seller international), 1995 (Grasset),
Buenos Aires, 1984 et 1991, et Bogota,1991 (Champ Vallon).

Elle est aussi l’auteure de romans pour la jeunesse comme Le sourire des dauphins (Gallimard Page Blanche) 1989, ou Villa Miseria (Rageot), 2004.

Elle a collaboré dans Voix d’écrivaines francophones Corps de fille, corps de femme, 2923, et Toi, ma mere, 2024, en partenariat avec le Parlement des Ecrivaines Francophones, des femmes- Antoinette Fouque.

Ayant publié trente livres écrits alternativement en espagnol et en français, elle correspond à la typologie décrite par Sara De Balsi dans Francophonie translingue. Presses universitaires de Rennes, 2024, au sujet de « l’écrivain errant entre deux lieux et deux langues».

Plusieurs de ses livres ont été traduits dans plus de vingt langues.

Elle a obtenu le Prix Konex de Platino (Argentine) pour l’ensemble de son œuvre, a été finaliste du Prix Médicis Etranger pour son roman Femme couleur tango, et a reçu la Mission Stendhal du Ministère des Affaires Etrangères et la bourse de création de la John Simon Guggenheim Fondation, entre autres. Membre du Parlement des Ecrivaines Francophones.

Aucune autre publication enregistrée.

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