Biographie
De père haïtien et de mère dominiquaise, Emeline Pierre est née à la Guadeloupe et vit au Québec depuis une vingtaine d’années. Elle est titulaire d’un doctorat en littératures de langue française de l’Université de Montréal et exerce à titre de professeure adjointe au sein de la même institution.
Membre du Parlement des écrivaines francophones, elle a publié plusieurs ouvrages dont « Le caractère subversif de la femme antillaise dans un contexte (post)colonial » (essai), « Bleu d’orage » (nouvelle), « Les découvertes de Papille au Bénin » (littérature jeunesse) ainsi que « Le polar de la Caraïbe francophone » (essai). Elle a également contribué à des ouvrages collectifs avec des essais et des nouvelles, notamment « Le temps d’après », « La leçon », « Gourmandise « et La francophonie comme espace de polyphonie : vers un éclatement des centres ».
Émeline Pierre est activement impliquée dans le milieu littéraire, participant à des jurys pour le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada. Elle est également formatrice principale du microprogramme « A vos plumes » organisé par la Fondation Dynastie et le Conseil des arts de Montréal.
Bibliographie
Le polar de la Caraïbe francophone
La francophonie comme espace de polyphonie : vers un éclatement des centres" dans La Francophonie au féminin : un espace à inventer
Penser la langue, c’est aussi penser le monde dans lequel elle est pratiquée, et penser le monde auquel les écrits s’adressent. Un monde où la voix des femmes a souvent été empêchée, sinon interdite. Cette voix aux multiples tonalités, le Parlement des écrivaines francophones s’est donné le mandat de la faire entendre.
"Le temps d'après", dans Vingt ans après le 11 septembre. Twenty years after 9/11
"La leçon", dans Anthologie.Voix d'écrivaines francophones
"Gourmandise" dans Chroniques des Îles du vent,
Les découvertes de Papille au Bénin
Bleu d’orage
Le caractère subversif de la femme antillaise dans un contexte (post)colonial
Les auteures de notre corpus remettent en cause la maternité comme étant à la base de la féminité. C’est pourquoi elles mettent en scène des femmes qui tentent de se défaire des réalités (post)coloniales qui régissent leurs vécus en ayant recours à la drive, l’errance, thème si cher à la créolité. Ainsi, le personnage féminin va conquérir des espaces qui lui étaient traditionnellement interdits afin de s’affranchir de la société patriarcale. C’est ainsi que le lecteur est invité à se questionner sur la condition et l’identité féminines au sein de la littérature antillaise en prenant pour appui l’évolution de la société guadeloupéenne.