Biographie
Née le 31 décembre 1974, Laurine Rousselet est une poétesse et prosatrice d’expression française. Elle parle une langue-poésie, qu’elle façonne depuis ses débuts.
Ses premiers poèmes paraissent dans la revue « Digraphe » en 1998, suivis d’un premier recueil Tambour aux éditions Bernard Dumerchez.
Sa littérature est faite de déplacements et d’éclats – quelque chose qui peut s’apparenter à une littérature de frontière, non seulement à la frontière entre les langues, mais aussi entre les modes d’expression artistique. Sa voix est souvent accompagnée par le travail de peintres et graveurs (Vladimir Veličković, Antonio Seguí, Ramón Alejandro, Lydie Arickx), par celui musical (notamment avec le compositeur Abdelhadi El Rharbi), et enfin par la danse avec le danseur Vincent Chaillet, ancien premier danseur au sein du Ballet de l’Opéra national de Paris, et plus récemment avec la danseuse Sara Orselli de la compagnie Carolyn Carlson.
Cette rencontre a donné naissance à l’un de ses derniers recueils, Émergence, illustration de Carolyn Carlson, chez L’Inventaire en 2022. Réponses à la lumière, écrit avec le poète Nuno Júdice, est paru aux éditions de l’Aigrette en 2023. Elle a collaboré à différentes revues culturelles et dirige Les Cahiers de l’Approche ; plaquettes de poésie bilingue depuis 2011.
Son dernier recueil s’intitule Danser dans l’immensité, 2024.
Bibliographie
Danser dans l’immensité
Récit
L’ échappée belle
2024
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/danser-dans-l-immensit%C3%A9/
Danser dans l’immensité
Laurine Rousselet ouvre le dispositif de la page à la vitesse de la danse, au voyage des corps aimantés. Dans ce chant d’ivresse qui ricoche d’Elle à lui — « Elle, la femme qui danse, Lui, l’homme qui danse » —, l’écriture entre en titubation, réduit la distance entre les corps, entre les archipels du temps. Une formule troue l’espace où les mots se bandent comme des amants : « L’amour est la seule forme possible de l’expression ».
Inspiré par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault, Danser dans l’immensité fait monter la danse au creux des reins des lecteurs, s’aventure dans le sans entraves, dans l’intempestif, dans le ventre de la passion. Dans les grondements des intensités silencieuses, le verbe puise dans l’énergie de la danse la vie sensuelle des désirs. Un chant où la chair et la beauté s’enlacent. Où la nuit entrouvre ses paupières et colle sa bouche aux troncs des arbres.
Laurine Rousselet écrit dans l’illimitation du sauvage et l’écoute de l’échevelé.
Véronique Bergen
Véronique Bergen
Réponses à la lumière
Poèmes
Éditions de l’Aigrette
2023
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/r%C3%A9ponse-%C3%A0-la-lumi%C3%A8re/
Réponses à la lumière, avec Nuno Júdice.
Deux poètes se parlent en poèmes. L’amour de la poésie qui les lie se mue bientôt en une poésie de l’amour. La langue les prend, à moins qu’il ne leur faille se la donner mutuellement dans la réciprocité nécessaire de leur correspondance. « Échanger les rouages de la pensée contre les traits du corps », lui écrit-elle. « Ce que l’on tait, c’est, finalement, tout ce qu’il faut dire », lui répond-il. Les mots sont un épiderme et le désir est dans la bouche. D’amants des mots, ils deviennent amants en mots, mais en franchissant le miroir que tous deux se tendent, ils entrent dans un espace où se trouver et se perdre échangent leurs polarités.
Entre Laurine Rousselet et Nuno Júdice, l’approche est un horizon qui recule, la proximité, un levain interminablement levé. Toute langue véritablement vécue se tient dans le lieu où elle commence, où elle n’en finira jamais de commencer, et ce lieu est aussi, quoique d’une autre manière, celui de l’amour. Ces amants se retrouvent-ils jamais ? Leur loi est-elle de se chercher toujours ? Ou bien leurs poèmes sont-ils la vérité d’une quête où deux vies parallèles s’exposent dans leur gémellité et leur commune incomplétude ? C’est dans le secret qu’éclosent les Réponses à la lumière.
Renaud Ego
Renaud Ego
Émergence
Poèmes
L’inventaire
2022
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/emergence/
Émergence
Le corps en mouvement. Un poème inspiré par Carolyn Carlson.
« Après une dizaine de livres publiés, confie Laurine Rousselet, l’audace de voir en laissant couler l’encre m’a conduite naturellement vers d’autres langages, d’autres formes créatrices, en particulier les dimensions de la musique et de la danse. »
« Émergence rassemble
années explosions expériences »
Son et silence, souffle et rythme, articulation d’une parole et d’un corps en mouvement, font émerger les quatre âges de la vie d’une femme, de l’enfance à la vieillesse. S’y associent cinq couleurs : vert, bleu, rouge, jaune, noir.
No Traçado do Desejo
Poèmes
Nova Mymosa
2022
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/no-tra%C3%A7ado-do-desejo/
No Traçado do Desejo. Laurine Rousselet e Nuno Júdice.
Este livro nasceu de uma proposta de Laurine Rousselet, poeta e ensaísta francesa, para criar uma pequena obra poética a partir de um primeiro poema que ela me enviou. Durante um mês, numa sequência francês-português, surgiu este livro que aqui se apresenta e em que os poemas de Laurine Rousselet foram traduzidos por mim. É uma experiência de criação que teve limites temporais à partida e cuja dimensão se adequa a uma colecção que abre caminhos de exploração na invenção literária de que a poesia é uma componente essencial.
Nuno Júdice
Rue Ion Brezoianu
Poèmes
L’Inventaire
2021
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/rue-ion-brezoianu/
Rue Ion Brezoianu
« Poème-fleuve », Rue Ion Brezoianu s’écoule, s’enroule entre terre atlantique et Roumanie, entre « nous sommes souviens-toi » et « mort, laisse encore couler les images ».
Très tôt, Laurine Rousselet « entre en poésie ». Dès la parution de son premier recueil en 2003, Marcel Moreau écrit : « De poème en poème, Laurine affine son art de grimper aux extrémités du non-dit. On se demande à quel vertige elle s’initie, mais le certain, c’est que quand elle redescend, elle est une Voix, déjà une grande voix ». Depuis, cette voix a encore grandi. Si dans Rue Ion Brezoianu, comme dans chacun de ses textes, Laurine Rousselet sème ses fulgurances, si l’ailleurs reste son « point d’origine », si demeure enfin son ardente mélancolie, un apaisement se fait jour dans le fleuve de ses poèmes, tendant de plus en plus à la plénitude.
Instantanee
Poèmes
Charmides
2021
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/instantanee/
Instantanee. Anthologie bilingue (roumain-français). Traduction Magda Cârneci.
Une poésie condensée, elliptique, totalement désintéressée du « narrativisme quotidien » ce qui est la règle quasi obligatoire de la poésie des deux dernières décennies en Roumanie. Une poésie qui brûle le lest de la banalité journalière et le réduit à une scorie essentielle. Tirant leur force d’une biographie cachée assez tourmentée, des extraits d’un tumulte que l’on ne peut que deviner, les mots de cette poésie sont utilisés avec une parcimonie lucide pour ne transmettre que l’énergie et les noyaux denses des événements qui jalonnent une existence.
Magda Cârneci
Magda Cârneci
L'été de la trente et unième
Récit
Éditions de l’Aigrette
2021
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/r%C3%A9cits/trente-et-uni%C3%A8me-1/
L’été de la trente et unième
« La poésie ne bavarde pas », assure Laurine Rousselet, c’est le monde qui bavarde, la prose du monde, et son grand charroi de banalités qui ne nous disent rien. La poésie, non, vraiment, a autre chose à faire, surtout quand, prise dans la chaleur de l’été, elle ne peut faire autrement que d’incendier le langage. Du 1er juillet au 31 août c’est le journal d’une poétesse qui s’écrit dans ces pages brûlantes, et un journal qui porte les mots à leur état d’incandescence. Jours de fièvre, jours de feu, jours de frénésie aussi, pour dire la douleur des adieux, la jouissance des corps, la figure des absents et la jubilation de l’existence. Rien de banal, rien de simplement dit, dans ce journal tenu sur des braises qui place au faîte de la vie « l’hallucination d’être au monde ».
Pascal Dethurens
Pascal Dethurens
Correspondance avec Bernard Noël
Récit
L’Harmattan
2021
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/autres/correspondance/
Correspondance avec Bernard Noël, Artaud à La Havane
La correspondance entre Laurine Rousselet et Bernard Noël nous fait entendre deux voix poétiques qui, à deux générations de distance, au-delà du vécu et de la renommée, ancrent leurs échanges dans les tonalités de l’amitié, parfois aussi de la tendresse, sur leur perception d’Antonin Artaud. Avec ce dernier nous effectuons un nouveau saut générationnel, si bien que l’espace parcouru dans ces lettres émouvantes et instructives, qui sont en réalité des documents de travail, nous conduit à savourer avec gratitude l’impact que peut avoir la poésie sur les sentiments et les destinées au-delà de la distance temporelle et de la mort. Dans ce dialogue épistolaire entre deux poètes, se libère une interrogation sismique, libre, sur les nouvelles formes de pensée auxquelles nous conviait l’auteur du Pèse-nerfs et de Voyage au pays des Tarahumaras. En questionnant leurs rapports à l’écriture, Bernard Noël et Laurine Rousselet parviennent à faire revivre Antonin Artaud et se tiennent au plus près du jaillissement de son écrire-dessiner.
Barcelona
Poèmes
La Part Commune
2020
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/barcelona/
Barcelona
Barcelona, minutieusement ancré dans la capitale catalane, en cinq respirations, offre au lecteur un va-et-vient permanent entre l’intime et l’universel. Danaé voisine avec le présent de la Catalogne en marche vers une hypothétique indépendance et les enfants de l’auteure à qui est dédié le recueil sont le fil rouge d’une écriture comme un cri lancinant.
Ruine balance
Poèmes
Isabelle Sauvage
2019
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/ruine-balance/
Ruine balance
le corps passionnément
dans un soulagement partagé
additionne le trouble à l’insensé
chargées de nos manques
les cuisses même y répondent
l’intensité explose aux flancs
sur ta peau des lettres de passage
accidents ailes foudroiements
ruine balance
qui dira quel est son sens ?
dans un soulagement partagé
additionne le trouble à l’insensé
chargées de nos manques
les cuisses même y répondent
l’intensité explose aux flancs
sur ta peau des lettres de passage
accidents ailes foudroiements
ruine balance
qui dira quel est son sens ?
Nuit témoin
Poèmes
Isabelle Sauvage
2016
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/nuit-t%C3%A9moin/
Nuit témoin
la faim est dans corps
l’élan dessine l’ombre éclairée
dans la rougeur du silence
le désordre calculé du temps
la peau désire crire
l’élan dessine l’ombre éclairée
dans la rougeur du silence
le désordre calculé du temps
la peau désire crire
Syrie, ce proche ailleurs
Essai
L’Harmattan
2015
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/autres/syrie-ce-proche-ailleurs/
Syrie, ce proche ailleurs
Syrie, ce proche ailleurs a été écrit au jour le jour. C’est pourtant un livre qui dépasse le temps ponctuel de sa rédaction : il exprime un temps long, celui du cri suspendu, celui d’une rébellion poétique sans fin devant l’infinie cruauté humaine. La révolution syrienne a débuté deux ans avant la rédaction de cet entrelacs de poèmes en prose et de chroniques. Un épilogue, rédigé quelques saisons plus tard, n’a pas eu d’autre préoccupation que ce combat contre le mal et le malheur. À aucun moment l’aurore ne se hasarde, il n’y a pas d’éclaircies, mais les mots portent en eux une telle énergie, à la fois révoltée et chantante, qu’ils sont intarissables de sons et de sens face aux événements prometteurs de cadavres. Il y a, dans la soif de révélation et de dénonciation, une obéissance au désir d’inscrire l’épaisseur du vivre à pleins poumons. Est perdu celui qui n’a plus ni joie ni larmes pour la poésie. Ce livre est écrit par la main d’une femme étrangère à la Syrie, ses mots soufflent sur l’incandescence d’une terre suppliciée, abandonnée de tous parce que soumise aux quatre coins du monde. Puisse le pouvoir des signes, soutenu par la réalité de l’écriture et par celle de la lecture, combattre la perdition et favoriser le salut.
Syrie, ce proche ailleurs a été écrit au jour le jour. C’est pourtant un livre qui dépasse le temps ponctuel de sa rédaction : il exprime un temps long, celui du cri suspendu, celui d’une rébellion poétique sans fin devant l’infinie cruauté humaine. La révolution syrienne a débuté deux ans avant la rédaction de cet entrelacs de poèmes en prose et de chroniques. Un épilogue, rédigé quelques saisons plus tard, n’a pas eu d’autre préoccupation que ce combat contre le mal et le malheur. À aucun moment l’aurore ne se hasarde, il n’y a pas d’éclaircies, mais les mots portent en eux une telle énergie, à la fois révoltée et chantante, qu’ils sont intarissables de sons et de sens face aux événements prometteurs de cadavres. Il y a, dans la soif de révélation et de dénonciation, une obéissance au désir d’inscrire l’épaisseur du vivre à pleins poumons. Est perdu celui qui n’a plus ni joie ni larmes pour la poésie. Ce livre est écrit par la main d’une femme étrangère à la Syrie, ses mots soufflent sur l’incandescence d’une terre suppliciée, abandonnée de tous parce que soumise aux quatre coins du monde. Puisse le pouvoir des signes, soutenu par la réalité de l’écriture et par celle de la lecture, combattre la perdition et favoriser le salut.
Journal de l’attente
Poèmes
Isabelle Sauvage
2013
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/journal-de-l-attente/
Journal de l’attente
fouille
désir guerrier dans le jour
contre un mur
dans la chambre
le songe dans l’ombre renvoie à l’amour
du vivre le possible recense
devenir c’est être contre-lumière
le gouffre dit violence
l’instinct entasse de la matière
la langue claque rupture
par-devant
par-derrière
désir guerrier dans le jour
contre un mur
dans la chambre
le songe dans l’ombre renvoie à l’amour
du vivre le possible recense
devenir c’est être contre-lumière
le gouffre dit violence
l’instinct entasse de la matière
la langue claque rupture
par-devant
par-derrière
Crisálida
Poèmes
L’Inventaire
2013
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/crisalida/
Crisálida
Longue histoire, déjà, que celle de Laurine Rousselet et des éditions L’Inventaire ! Une histoire de confiance, bâtie au fil des années et des volumes. Avec Mémoire de sel (2004), L’Inventaire découvre et fait découvrir une poésie exigeante et ardue. En 2011, dans Hasardismes, Laurine Rousselet s’attaque à un genre regrettablement oublié : les aphorismes. Rien de classique, toutefois, au-delà du genre lui-même, dans les aphorismes de cette jeune femme. Ils sont poésie pure et portent, dans le moindre mot, la moindre virgule, la marque d’un tempérament et d’une écriture sans concession. Crisálida est, aujourd’hui, une pause-respiration dans le travail de l’auteur. Juste le temps de jeter un regard en arrière pour revenir à la chrysalide de l’origine et mesurer le chemin parcouru, avant de poursuivre la route. Comme dans chacun de ses ouvrages, Laurine Rousselet sème ici ses fulgurances, ses cris de passion et de douleur, ses doutes, son ardente mélancolie d’être.
La Mise en jeu
Récit
Apogée
2012
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/r%C3%A9cits/la-mise-en-jeu/
La Mise en jeu
Une voiture file sous un soleil estival et semble négocier les lacets d’une route de montagne avec facilité. Au volant, une femme, à ses côtés, sa fille. Le jazz de Charlie Parker les accompagne jusqu’au moment où, soudain, tout s’arrête. L’histoire bascule. On sait qu’il y a eu accident. D’autres personnages entrent en scène. Des fragments de leur vie passée, présente ou imaginaire nous parviennent. Tous sont intimement liés. Celle qui les restitue se trouve hospitalisée à Ville‑Évrard, ce qui ne l’empêche pas de voyager à sa façon, entre humour et tragédie, entre vérité et mensonge, dans un théâtre d’ombres qui se déplace en suivant les méandres de sa pensée.
« Je portais une robe en soie, de coloris prune, coupée pour se sentir nue, les bretelles vives à glisser le long des bras. Comme maman, j’étais mince. Entre nous, une virgule de trente années célébrait l’étrange oripeau du temps dégrafé. »
« Je portais une robe en soie, de coloris prune, coupée pour se sentir nue, les bretelles vives à glisser le long des bras. Comme maman, j’étais mince. Entre nous, une virgule de trente années célébrait l’étrange oripeau du temps dégrafé. »
Hasardismes
Poèmes
L’Inventaire
2011
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/autres/hasardismes/
Hasardismes
Qu’est-ce qui pousse à ressentir tout et son contraire dans une même fraction de seconde ? Cette question, parmi d’autres, est à l’origine des Hasardismes, recueil d’aphorismes fulgurants.
Les Hasardismes n’ont rien d’un exercice de style ; ils sont, pour l’auteur, une tentative de cohésion avec sa pensée dans une réalité corporelle, porteuse de vérité. D’ascensions suicidaires en chutes vertigineuses, Laurine Rousselet ne craint ni la contradiction ni le foudroiement, dans son désir d’arracher aux mots leur vérité profonde. « Un aphorisme n’a pas besoin d’être vrai, disait Karl Kraus, mais il doit survoler la vérité. Il doit la dépasser d’un trait… ».
Avant-propos d’Hubert Haddad
Les Hasardismes n’ont rien d’un exercice de style ; ils sont, pour l’auteur, une tentative de cohésion avec sa pensée dans une réalité corporelle, porteuse de vérité. D’ascensions suicidaires en chutes vertigineuses, Laurine Rousselet ne craint ni la contradiction ni le foudroiement, dans son désir d’arracher aux mots leur vérité profonde. « Un aphorisme n’a pas besoin d’être vrai, disait Karl Kraus, mais il doit survoler la vérité. Il doit la dépasser d’un trait… ».
Avant-propos d’Hubert Haddad
De l’or havanais
Récit
Apogée
2010
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/r%C3%A9cits/de-l-or-havanais-1/
De l’or havanais
Cuba est un corps malade parce que gravement déçu par sa tête qui lui avait promis de changer la vie. Comment oublier pareille promesse quand l’esquisse de sa réalisation a circulé dans vos organes ? Ce fut le début d’un bonheur qui s’est transformé en poison, et l’empoisonnement a infecté les membres, les actions, les pensées, les relations si bien que tout l’organisme s’est pris lui‑même en horreur. L’existence est désormais de plus en plus coupée de sa propre vitalité, tandis que la tête continue à s’agiter dans l’illusion d’animer un corps qui lui est étranger… On connaît cette situation, mais de loin, abstraitement. On ne l’avait jamais éprouvée avant ce livre de Laurine Rousselet qui nous la fait ressentir physiquement. Sa force vient du partage de la vie quotidienne et, plus mystérieusement, d’une solidarité organique avec le corps collectif cubain. Il y fallait une écoute patiente, une attention aux nuances de la perception et de la communication non verbale et, surtout, une langue sensible à l’empreinte de l’Autre.
Bernard Noël
Bernard Noël
Séquelles
Poèmes
Dumerchez
2005
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/s%C3%A9quelles/
Tambour
Il a été tiré de cet ouvrage
vingt et un exemplaire sur Rivoli
numérotés de 1 à 21
chacun accompagné de l’état manuscrit
d’un poème de l’auteur
et d’un dessin de
Eugène Van Lamsweerde.
Tous les exemplaires sont signés au colophon
par l’auteur et l’artiste
l’ensemble constituant l’édition original de
Tambour
de Laurine Rousselet.
Éditions Dumerchez, janvier 2004.
Il a été tiré de cet ouvrage
vingt et un exemplaire sur Rivoli
numérotés de 1 à 21
chacun accompagné de l’état manuscrit
d’un poème de l’auteur
et d’un dessin de
Eugène Van Lamsweerde.
Tous les exemplaires sont signés au colophon
par l’auteur et l’artiste
l’ensemble constituant l’édition original de
Tambour
de Laurine Rousselet.
Éditions Dumerchez, janvier 2004.
Tambour
Poèmes
Dumerchez
2004
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/tambours/
Mémoire de sel
Poèmes
L’Inventaire
2004
https://www.laurine-rousselet.fr/ouvrages/po%C3%A9sies/m%C3%A9moire-de-sel/
Mémoire de sel, en bilingue français/arabe, traduction Abed Azrié.
« De poème en poème, Laurine affine son art de grimper aux extrémités du non-dit. Elle a cette souplesse-là, si rare : cette pulsion-là, si téméraire. On se demande ce qu’elle fait, dans les hauteurs du non-dit, à quel vertige elle s’initie, mais le certain, c’est que quand elle redescend, elle est une Voix, déjà une grande voix. »
Marcel Moreau
« De poème en poème, Laurine affine son art de grimper aux extrémités du non-dit. Elle a cette souplesse-là, si rare : cette pulsion-là, si téméraire. On se demande ce qu’elle fait, dans les hauteurs du non-dit, à quel vertige elle s’initie, mais le certain, c’est que quand elle redescend, elle est une Voix, déjà une grande voix. »
Marcel Moreau