L’action se situe de nos jours au Bénin, ex Dahomey. Elizabeth, grand reporter, s’y rend sur l’ordre brutal de son directeur de rédaction. Elle doit « couvrir » un événement artistique, premier festival d’art et de culture mis en place par un célèbre chorégraphe béninois, de retour en son pays pour l’occasion. Cette expérience inhabituelle la plonge dans un univers étrange, fait de mémoire historique et de vitalité sociale activée par l’initiative de l’artiste. Elle découvre ainsi les traditions cultuelles liées à l’animisme, mais aussi les réalités présentes d’un pays que l’on a surnommé le quartier latin de l’Afrique. L’écriture, fluide et souvent poétique, épouse le mouvement de la danse, fait résonner les tambours ou sentir les parfums enivrants d’une terre puissante. Ni exotisme, ni érotisme, facilités que l’auteure a volontairement écartées.