Principales publications en poésie : Bye bye Babel (Les presses du réel, « Al Dante », 2023/7Letras, 2018), Sombras Longas (Relicário, 2023). Intègre des anthologies de poésie brésilienne publiés en France (Les presses du réel, « Al Dante », 2022), au Portugal, en Colombie et au Brésil, et a publié des poèmes et des traductions de poésie dans des revues françaises (Po&sie, Place de La Sorbonne, Journal). D’autres publications en France : Religion et histoire : sur le concept d’expérience chez Walter Benjamin (Cerf, « Passages », 2008), Cahier de l’Herne Walter Benjamin (dir., L’Herne, 2013).
Présentation de l’éditeur :
Le recueil de poèmes de l’écrivaine brésilienne, réécrit en français, dans un processus qui inclut traduction et recréation, mêle avec délicatesse, ingéniosité et grande cohérence une recherche sur la relation entre le langage et Eros, des réflexions personnelles, des références culturelles foisonnantes et des questionnements philosophiques.
Après des années d’immigration langagière, ce livre, conçu dans un premier temps comme un retour à la langue (maternelle) brésilienne, nous revient en français, non pas traduit mais plutôt réécrit, dans un processus qui inclut de la traduction et de la recréation. L’ouvrage se termine – en toute logique – par une série de poèmes écrits directement en français, qui sont des traductions d’aucun original. De poème en poème cette écriture qui se fraye un chemin entre – et avec – les deux langues devient sujet et s’expose dans toute sa dimension physique.
« je pense en ce corps dans ce corps suis son cours ce que je suis cette voix avant cri ou chant et avec les mots cette voix qu’ici se nomme pensée (ou poème) et ainsi me voilàen voix nommée (elle s’enroule dans ta langue comme je me roule les r) »
Pour plus d’informations, voir Les Imposteurs, entretien avec Patrícia Lavelle par Rodolphe Perez : https://www.lespressesdureel.com/file/ouvrage/10364/Entretien_avec_Patr_cia_Lavelle_Les_Imposteurs.pdf
Ombres Longues tourne autour des miroitements de la voix elle-même, de la voix qui persiste et qui se disperse dans les expériences à la fois langagières et corporelles. J’y interroge le « je » qui se dédouble et se prolonge devant moi, comme une autre, comme une ombre. Ce « je » insaisissable me projette sans cesse aussi dans les images.
Cette voix qui se déplace et se diffracte dans une multiplicité d’images est marquée et située : c’est une voix de femme. Elle s’inscrit dans un corps féminin qui se représente et, en même temps, présente un point de vue sur le réel et sur l’histoire. Car, loin d’être solipsiste ou de correspondre à une identité préétablie et achevée, le pouvoir de se poser comme une voix et de se présenter soi-même comme le sujet d’un discours, implique aussi des processus de fabulation, d’adresse et de représentation de l’autre.
Il s’agit donc d’une traversée qui s’attarde dans les décombres de l’histoire et de la tradition, ramassant des récits et des personnages, des peintures et des figures. Ce travail, qui cherche à « brosser l’histoire à rebrousse-poil » selon la formule célèbre de Walter Benjamin, s’inscrit dans une zone hybride entre l’essai et le poème, suscitant aussi une tension au sein des frontières entre vers et prose d’essai.
Presse :
« La publication d’un Cahier de L’Herne marque souvent un tournant dans la réception française d’un auteur. Ce fut le cas pour Gombrowicz en 1971, pour Beckett en 1976, pour Joyce en 1985 ou, plus récemment, pour Derrida en 2004 et pour Scholem en 2009. Le volume consacré à Benjamin ne fait pas exception : en mettant en avant la part la plus littéraire de son œuvre, avec la publication de nombreux textes inédits en français, il invite à le lire de façon moins discontinue et plus intime. »
L’événement Benjamin, Tiphaine Samoyault, La Quinzaine littéraire
« C’est toujours un petit événement que la parution d’un Cahier de L’Herne et celui-ci ne déroge pas à la règle. Des inédits à foison – esquisses, notes, textes – une biographie rafraichie par les vivants propos de la correspondance – à sa femme Dora, son fils Stefan et retour, Asja Lacis, la rouge et aimée égérie de Sens Unique, Siegfried Kracauer, Hannah Arendt : « Cher Benjamin – Dieu a créé Adam & Eve sur l’île de Porquerolles”…. “
Cahier de l’Herne Walter Benjamin, Jacques Munier, France Culture
« La lecture de ce volumineux ensemble fait mieux saisir l’importance d’un individu malgré tout un peu à part. Car elle accorde aussi, en une sorte de bouquet final, une large place aux sources de Walter Benjamin, reconstituant ainsi le chemin intellectuel d’un penseur qui semble toujours vivant. »
L’art du penseur, Pascal Ceaux, L’Express