Véronique Tadjo est née à Paris d’un père ivoirien et d’une mère française. Elle a grandi en Côte d’Ivoire et fait ses études, jusqu’à la maîtrise à Abidjan.
Après avoir obtenu un doctorat en Civilisation Noire Américaine à la Sorbonne Paris IV, elle a enseigné à l’université Félix Houphouët-Boigny.
Professeure d’université, romancière, peintre et poète, ses livres revisitent l’histoire familiale avec Loin de mon père (Actes Sud,2010) l’histoire nationale avec Reine Pokou, concerto pour un sacrifice, (Actes Sud, 2004) et l’une des tragédies africaines les plus cruelles de notre temps que fut le génocide des Tutsis au Rwanda avec L’ombre d’Imana, (Actes Sud, 2000 et Babel 2005).
En 1984, son premier recueil de poèmes Latérite, Hatier Monde Noir Poche, remporte Le Prix de l’Agence de Coopération Culturelle et technique (Renommé, Prix des cinq continents).
Son deuxième recueil de poèmes a pour titre À mi-chemin (L’Harmattan, 2010). En 2005, elle reçoit le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire et en 2016, le Grand Prix national Bernard Dadié.
En 2014, le Prix Kaïlcedra des lycées et collèges en Côte d’Ivoire est attribué à L’ombre d’Imana. Son roman, En compagnie des hommes, publié par Don Quichotte/Seuil (2017) a pour thème la grande épidémie du virus Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014. Le Los Angeles Times Prize for Fiction a été décerné à la traduction anglaise en 2022. Son roman Aimer est publié aux Editions Museo (2021). Latérite suivi d’un inédit, Déclinaison du temps premier a été réédité dans la collection Poésie Point (2024).
Ses œuvres sont traduites en plusieurs langues. Je remercie la nuit, publié par Mémoire d’encrier (2024) est son dernier roman.
Une partie de son œuvre est consacrée à la jeunesse. Elle a écrit un texte de fiction, Mandela, non à l’apartheid ! (Actes Sud Junior, 2014) et Le voyage de Yao (Seuil Jeunesse, 2019) une adaptation du film YAO de Philippe Godeau avec Omar Sy dans le rôle principal. Elle est aussi l’auteure de nombreux albums qu’elle illustre elle-même.
Après avoir vécu pendant quatorze en Afrique du Sud et dirigé le département de français de l’université du Witwatersrand à Johannesburg de 2007 à 2015, elle partage maintenant son temps entre Londres, Paris et Abidjan.
En tant qu’artiste-peintre, Véronique Tadjo a exposé, entre autres, à Nairobi, Johannesburg et Abidjan.