Biographie

Wafa Ghorbel est romancière, universitaire et autrice-compositrice-interprète franco-tunisienne. Elle est née à Sfax, en Tunisie. Après une maîtrise en Langue et Lettres Françaises dans sa ville natale, elle s’installe en France pour effectuer son troisième cycle supérieur à l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Quelques années plus tard, elle soutient une thèse intitulée « Le Mal dans l’œuvre romanesque de Georges Bataille » et obtient ainsi son doctorat en Lettres Modernes. Elle publie des articles consacrés essentiellement à Georges Bataille et Marguerite Duras.


En 2007, elle est recrutée dans l’enseignement supérieur, en Tunisie.


Ce n’est qu’en 2016 qu’elle publie son premier roman Le Jasmin noir, rédigé entre 2003 et 2008. Le livre reçoit le Prix Comar d’Or – Découverte 2016. En 2017, elle publie Le Tango de la déesse des dunes, suite indépendante de son premier roman ; le roman remporte le prix de la Foire internationale du livre de Tunis et celui du Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (CREDIF). En 2019, elle publie sa propre traduction du Jasmin noir, en arabe littéraire. Ce roman est d’ailleurs déjà traduit et publié en plusieurs langues : anglais (américain), roumain, espagnol.


En 2024, Wafa Ghorbel publie la suite et fin de la Trilogie du jasmin, Fleurir, qui obtient le Prix Comar d’Or – Spécial du jury 2024. Parallèlement, elle chante et conçoit des projets musicaux où elle métisse souvent musiques orientales et occidentales.

Bibliographie

Fleurir

Roman
Kalima Éditions
2024
Yasmine Ellil, jeune insulaire tunisienne, se fait violer par son professeur. Pour sauver l’honneur de la famille, ses parents l’obligent à épouser son bourreau. C’est entre deux eaux, deux rives, deux souffles et deux feux qu’elle tentera de tisser son identité et de faire fleurir sa plaie. » « À quoi serviront ces mémoires de l’oubli à part à rendre impossible l’oubli ? »

Le Tango de la déesse des dunes

Roman
La Maison Tunisienne du Livre
2017
Les mots peuvent-ils réunir de nouveau deux existences éperdument perdues ? C’est le pari que fait un jeune Parisien en adressant trois lettres à une mystérieuse Tunisienne dont il s’est séparé et qu’il continue d’aimer fiévreusement, en dépit de la distance spatiale, temporelle et culturelle. Il répond dans ses missives passionnées à un livre que celle-ci venait de publier et dans lequel elle a tenté de romancer leur histoire a priori achevée. À son tour de réinventer cette même histoire, de la redire comme si elle n’avait jamais été racontée. De continent en continent, de passion en passion, de rythme en mélodie, un tango vertigineux emporte chacun des partenaires vers les lieux les plus insoupçonnés de son être.

Le Jasmin noir

Roman
La Maison Tunisienne du Livre
2016
Une jeune femme adresse trois lettres à un homme dont elle met longtemps à dévoiler l’identité. Elle lui décrit trois moments différents de sa vie faits de rencontres, d’amour, d’espoir, de cauchemars, de doutes, de frustrations, de séparations. Elle lui expose son déchirement entre deux hommes, deux pays, deux langues et le met au coeur de cette blessure béante qui fait à la fois sa vulnérabilité et sa force insoupçonnée. Elle nous invite en même temps que son mystérieux destinataire à une quête de l’âme, un voyage souterrain tumultueux dont la musique et les senteurs sont tantôt enivrantes, tantôt accablantes. Tour à tour soumise et révoltée, elle s’acharne à se dégager de sa mémoire, de sa chair, de son identité.

L'hétérogène dans les littératures de langue française

Ouvrage collectif
L’Harmattan
2015
Cet ouvrage interroge la pertinence du concept d’hétérogénéité dans l’étude de la littérature francophone. Le mot « hétérogène » est entendu comme ce qui donne à voir une relation dynamique avec ce que la langue et la société instituent comme homogène. . L’auteur rend ainsi compte de la façon dont le texte littéraire participe d’une pensée critique qui met en question les discours dominants, tant au niveau des représentations sociales que des formes esthétiques, et qui interroge de ce fait nos propres outils d’analyse.