Suzanne Dracius : French & Friends Award

Le 16 octobre 2022, Suzanne Dracius s’est vue remettre le French & Friends Award en littérature à Washington (Bridgevision Prod. LLC)

Trophée décerné par Joe E. Sully en présence de sa brillante traductrice Nancy Naomi Carlson French & Friends Multilingual Book Festival Washington D.C.

French & Friends Book Festival Washington D.C.

Audrée Wilhelmy : prix Ouest-France Étonnants Voyageurs pour « Blanc Résine »

Les jeunes jurés du prix Ouest-France Étonnants Voyageurs ont couronné, dimanche 5 juin 2022, pour la première fois une autrice québécoise, Audrée Wilhelmy. Ils ont aimé « Blanc Résine », un roman foisonnant, onirique et déroutant.

Brillante auteure québécoise, Audrée Whilhelmy a été nominée pour le Prix des libraires du Québec (2012) et finaliste du Prix du Gouverneur général du Canada pour son premier roman Oss.

Dans Blanc Résine, publié aux édition Grasset en 2022, la romancière offre le récit envoûtant d’une histoire d’amour singulière, entre deux êtres en marge : une enfant sauvage, Daã, et un albinos, Laure, au cœur de la taïga. Tout les oppose : l’une aspire à s’émanciper et l’autre à se faire accepter. Wilhelmy signe un roman spectaculaire, à la lisière du conte, du drame romantique et de la fable féministe, où elle déploie avec virtuosité, un imaginaire débordant de lyrisme. 

https://www.ouest-france.fr/culture/livres/rencontre-l-autrice-audree-wilhelmy-epate-les-jures-d-etonnants-voyageurs-dec2cde2-e4ee-11ec-8526-27e8fb5a056f

Crédit photo : DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCE

Émmelie Prophète Milcé, nouvelle ministre de la Culture et de la Communication – Haïti

La romancière Émmelie Prophète Milcé a été investie comme ministre de la Culture et de la Communication (MCC), le lundi 17 janvier 2022, lors d’une cérémonie dans les locaux du ministère à Pacot, dans les hauteurs de Port-au-Prince. L’auteure de « Les villages de Dieu » (Mémoire d’encrier 2021) succède à ce poste au Premier ministre Ariel Henry.

Dans son discours de circonstance, la nouvelle ministre de la Culture et de la Communication, Émmelie Prophète Milcé, a remercié le Premier ministre Ariel Henry pour la confiance placée en elle pour diriger le ministère. La nouvelle titulaire du MCC a promis d’œuvrer à la promotion de la culture haïtienne tout en mettant en œuvre son expérience et son savoir-faire. « Mon parcours est long et chargé de tout ce que j’ai vu et appris de notre pays, convaincue par mes années d’expérience que la culture peut nous aider à le changer en rendant meilleurs les femmes et les hommes qui y vivent », a déclaré la romancière.

« Il ne s’agit pas d’être naïf mais d’être optimiste et lucide, comprendre et admettre que personne ne peut régler nos problèmes à notre place, que le moindre geste pour contribuer à l’édification nécessaire de l’être haïtien est important. Il y a tant et tant à faire pour structurer la culture et définir ce que doit être la communication utile dans ce contexte de besoin et d’exacerbation des contradictions », a-t-elle ajouté. La nouvelle ministre a assuré que sous sa gouvernance la politique publique du ministère va s’investir dans trois champs d’action :  l’évaluation, l’expérimentation de nouvelles formes d’expression et la décentralisation des énergies créatrices.

Chahla Chafiq, promue au grade d’officier dans l’ordre national du Mérite | « Exil : des chutes et des rebonds »

Chahla Chafiq : promue au grade d’officier dans l’ordre national du Mérite

« Je partage ici avec vous les souvenirs, les sentiments et les pensées qui me sont venus lorsque j’ai appris ma promotion au grade d’officier dans l’ordre national du Mérite »

Exil : des chutes et des rebonds

Perplexe, je regardais le billet de 200 francs et ne pouvais dire que : non, non. L’agent qui me l’avait tendu semblait confus de mon refus obstiné. Il laissa le billet sur son bureau. Ses yeux trahissaient déjà un certain ras-le-bol.

C’était l’été 1983. J’étais venue dans cet organisme d’aide aux réfugiés, car j’avais besoin d’un garant pour louer un petit appartement difficilement trouvé ; quelle chance d’avoir croisé un propriétaire qui n’en demandait pas davantage, même pour des exilés. L’agent m’avait écouté sans rien déchiffrer de mes propos en anglais, je m’étais donc efforcée de me faire comprendre par signes et par gestes. Et, en retour, voilà son geste : un billet de 200 francs. Il était clair que je lui faisais pitié. Saisie d’un sentiment de honte, je répétais assez idiotement : non. Une expression simple qui n’avait nul besoin de traduction. Mais l’incompréhension demeurait. Froide et lourde. Je quittai mon interlocuteur la gorge serrée.

Ce jour-là, je décidai d’apprendre pour de bon la langue française. Une décision que j’avais repoussée de mois en mois, alors que, bien avant que l’exil politique ne m’eût poussée en France, je tenais déjà en estime cette langue dans laquelle s’exprimaient des penseurs qui m’attiraient et dans laquelle vivaient les personnages de romans et de films que je lisais ou regardais en version persane. Maintenant que j’étais en France, je m’obstinais à ne pas entrer dans cette langue. Je compris plus tard que cette résistance traduisait mon refus de me résigner à l’exil, à la séparation, à l’éloignement. C’était comme si toutes ces réalités douloureuses perdaient de leur acuité tant que je vivais dans la langue persane, un abri contre la dure réalité. Et voilà que le ridicule de ce dialogue impossible me heurtait violemment à la matérialité de mon exil. Je me jurai de m’y retrouver, dans cet exil, et d’y trouver mon chemin. Plus tard, mon premier recueil de nouvelles, écrites en persan, qui dessinaient, pour la plupart, l’exil de femmes et d’hommes iraniens, prit le titre de Chemins et brouillard.

En 1991, à la publication de mon premier essai écrit en français, La femme et le retour de l’islam : l’expérience iranienne, j’avais tracé mon chemin. M’étant penchée, à travers l’écriture d’essais et de nouvelles, sur mon expérience de la révolution iranienne et de l’exil, je percevais clairement comment les issues traumatiques de ma trajectoire personnelle croisaient le vécu de millions de femmes et d’hommes iraniens dans l’histoire sociopolitique de l’Iran contemporain. Par la suite, le dialogue avec les Français sur mes écrits, ainsi que mes travaux dans le domaine des relations interculturelles allaient me faire découvrir la communauté de l’expérience humaine. De même j’allais découvrir qu’écrire en français et en persan enrichissait, tout compte fait, mon écriture. Ainsi, après avoir réservé pendant des années le persan à la littérature et le français aux essais, en 2015, je franchissais cette frontière et écrivais un premier roman en français, Demande au miroir. J’empruntais ce titre à une grande poétesse iranienne, Forough Farokhzad, qui dit dans l’un de ses poèmes : « Demande au miroir qui est ton sauveur ».

Mon moi-sauveur, je l’ai bâti au travers des chutes et des rebonds qui ont marqué mon exil. En m’accueillant, la France m’a permis de faire de l’écriture une patrie de liberté et d’exercer la pensée critique en faveur d’une praxis de l’égalité et de la solidarité. C’est à cela que j’ai pensé en découvrant la lettre du Président de la République et celle de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation qui m’informaient de ma promotion au grade d’officier dans l’ordre national du Mérite, une reconnaissance que je reçois comme un encouragement à poursuivre le chemin initié.

Puisse cette reconnaissance être une nouvelle preuve de la contribution des personnes exilées et immigrées au développement humain et culturel de la France, une réalité que l’essor actuel des propagandes identitaires et racistes tend à effacer.

Chahla Chafiq
31 janvier 2022


http://chahlachafiq.com

Beata Umubyeyi Mairesse : lauréate du Prix des 5 continents 2020

Reportée pour des raisons liées à la crise sanitaire, la délibération du jury du Prix des cinq continents 2020 a eu lieu le 27 janvier 2021. Le prix a été attribué à l’auteure franco-rwandaise Béata Umubyeyi Mairesse.

Il vient récompenser son roman Tous tes enfants dispersés, publié aux éditions Autrement en 2019. 

«Ode à la transmission, à la pulsion de vie, ce roman d’une grande émotion contenue porte les voix de trois générations dans la mémoire des années génocidaires afin de retrouver un sens de la vie. Il y est question des retrouvailles douces-amères entre une vieille mère et sa fille qui avait pu échapper au génocide des Tutsi au Rwanda, occasion d’une évocation à la fois historique et intime de ces années cauchemardesques dont nous garderons mémoire grâce aux témoignages des poètes et des justes », a noté le Jury international, présidé par Paula Jacques.

Le Prix sera remis à Paris, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie, dans le courant du mois de mars, en marge de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars 2021.

https://www.francophonie.org/beata-umubyeyi-mairesse-laureate-du-prix-des-5-continents-2020-1636

Nadia Essalmi : Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

CrC)dit photo : Yassine Toumi

Par arrêté du Ministère de la Culture de la République Française daté du 30 septembre 2020, Nadia Essalmi a été consacrée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Biographie

Nadia Essalmi a pratiqué la gymnastique durant sa jeunesse et devient une des meilleures gymnases en faisant partie de l’équipe nationale.

Nadia Essalmi a étudié la littérature française, puis enseigné la langue française à l’institut agronomique et vétérinaire Hassan-II, à Rabat.

Nadia Essalmi coordonne ensuite la réalisation de la revue culturelle de l’Association marocaine des professionnels du livre (AMPL), côtoyant ainsi ces professions.

Constatant un manque dans l’édition de littérature jeunesse au Maroc, Nadia Essalmi fonde Yomad, première maison d’édition marocaine dans ce domaine. Les ouvrages publiés sont en français, en arabe ou en tamazight. Driss Charaïbi est le premier auteur publié. En plus de son activité éditoriale, elle anime des ateliers et des actions de promotion du livre et de la lecture auprès de la jeunesse.

En 2016, Nadia Essalmi est élue Vice-présidente de l’Union des éditeurs marocains.

En 2018, elle écrit «  La révolte des rêves  », préfacé par Fouad Laroui, et composé de deux parties. Dans la première partie, elle exprime sa colère et d’indignation contre l’injustice sociale, l’incivisme et l’inculture en se gardant de tout moralisme. La deuxième partie est, selon l’auteure, un recueil de « textes poétiques osés pour casser les nombreux tabous de notre société ».

Crédit photo : Yassine Toumi

Le Prix Renaudot de l’essai 2020 attribué à la Québécoise Dominique Fortier pour Les Villes de papier.

  Un livre/accompagnement par Lise Gauvin

 Les Villes de papier, de Dominique Fortier, est un livre dont la lecture est un accompagnement, comme une de ces rencontres fortuites dont on voudrait prolonger la durée et dont on a du mal à se séparer. Publié au Québec en 2018 aux éditions Alto, puis en France chez Grasset en 2020, il vient de remporter le prix Renaudot de l’essai, attribué par un jury formé de sept hommes et d’une seule femme, Dominique Bona. Précisons que Dominique Fortier est la première Québécoise à recevoir cet honneur et la quatrième écrivaine à obtenir le prix  Renaudot de l’essai depuis 2000. Également traductrice littéraire, elle en est à son septième livre.

L’ouvrage relate la vie d’Emily Dickinson, cette poète américaine à la renommée mondiale, dont l’expérience du monde passe par la fréquentation de quelques lieux : Amherst, Boston, le Mount Holyoke Female Seminary, ainsi que Homestead, la ville natale où elle finira ses jours dans une réclusion totale. Après son décès, sa sœur Lavinia se chargera de faire publier son œuvre, jusque-là quasi entièrement inédite.

Essai, récit, biographie et journal intime, Les Villes de papier est tout cela à la fois. Ce qui est fascinant, c’est la grande liberté avec laquelle l’auteure module les diverses « entrées » du livre en autant de variations sur l’écriture et le monde, les lieux et leurs secrets. « C’est en vain, avoue-t-elle, qu’on cherche dans la vie d’Emily Dickinson une charnière, un point de bascule ». Par touches discrètes, la biographe revoit les étapes de cette existence en s’appuyant sur une vaste érudition  tout en  y entrecroisant des moments de sa propre vie de façon à reconstituer par fragments le portrait de la célèbre confinée volontaire. Cette réactualisation du passé fait l’intérêt d’un livre dans lequel la lectrice et le lecteur se promènent à l’aise, invités  à accompagner l’auteure  dans sa recherche et à observer un jardin aux tracés imprévisibles. Selon Dominique Fortier, « l’expérience du monde chez Emily Dickinson était si intense qu’elle avait besoin de s’en détacher pour mieux l’habiter. »

 Par son exploration méditative d’une vie entièrement vouée à l’écriture, Dominique Fortier a créé un livre multiforme, qui donne à voir et à penser, tout en nous incitant, particulièrement en ces temps de pandémie, à « imaginer des Villes de papier ou encore des galaxies entre les quatre murs d’une pièce », sans oublier de repérer le merveilleux dans les plus petites choses.

Félicitations à l’écrivaine d’avoir réussi avec autant de justesse à faire revenir Emily Dickinson parmi nous.

Lise Gauvin

Lise Gauvin, Grande Médaille de la Francophonie de l’Académie française

L’Académie française a communiqué son palmarès des prix pour l’année 2020 qui contient 62 distinctions.

Lise Gauvin, écrivaine membre du Parlement des écrivaines francophones originaire du Canada, s’est vue remettre la GRANDE MÉDAILLE DE LA FRANCOPHONIE.

http://www.academie-francaise.fr/actualites

http://www.academie-francaise.fr/grand-prix-de-la-francophonie

Asli Erdogan : Membre d’Honneur du Parlement des Écrivaines Francophones

  • Communiqué de presse

Le Parlement des écrivaines francophones, qui s’est réuni pour sa première session à Orléans en septembre 2018, a publié alors son manifeste « Liberté, égalité, féminité » dans le journal Le Monde.

Il s’est donné, entre autres, pour objectifs de :

•         s’exprimer sur ce qui porte atteinte à l’intégrité morale ou physique des écrivaines et des écrivains, et contre les menaces dont elles/ils font l’objet ;

•         défendre la liberté et le droit des hommes et des femmes partout où ils se trouvent attaqués.

L’écrivaine Asli Erdogan est, depuis août 2016, la cible du gouvernement turc. Même en exil, sa liberté continue d’être menacée, alors que l’acquittement prononcé le 14 février 2020 par un tribunal d’Istanbul vient d’être remis en question par un procureur. Elle est l’une des figures majeures de la littérature turque contemporaine, engagée depuis de longues années dans la défense des droits humains.

Le Parlement des écrivaines francophones est solidaire d’Asli Erdogan. Il a donc pris la décision de la nommer membre d’honneur, alors que l’acharnement des autorités turques la poursuit jusque dans son exil.

Le 8 juillet 2020,

Le Parlement des écrivaines francophones

Prix Simone-de-Beauvoir pour la liberté des femmes

Le Collectif 490 des « hors-la-loi », Maroc Lauréat du Prix Simone-de-Beauvoir pour la liberté des femmes 2020

Le 9 janvier 2020, à 11 heures, à la Maison de l’Amérique Latine, Paris

Le Prix Simone-de-Beauvoir pour la Liberté des femmes 2020 sera remis par Sylvie Le Bon de Beauvoir à Leïla Slimani, Sonia Terrab et Karima Nadir, représentant le « Collectif 490 » des femmes et des hommes revendiquant la liberté sexuelle au Maroc.

490 femmes et hommes ont dénoncé, dans un manifeste, l’article 490 du code pénal marocain qui punit « d’emprisonnement d’un mois à un an toutes personnes de sexe différent qui, n’étant pas unies par les liens du mariage, ont entre elles des relations sexuelles ».

Révélant leur identité en signant de leur nom, ces femmes et ces hommes se déclarent hors-la-loi et assument publiquement une liberté sexuelle qui leur est refusée :

« Nous, citoyennes et citoyens marocains, déclarons que nous sommes hors-la-loi. Nous violons des lois injustes, obsolètes, qui n’ont plus lieu d’être. Nous avons eu des relations sexuelles hors mariage. Nous avons subi, pratiqué ou été complices d’un avortement. Nous avons appris à feindre, à composer, à faire semblant. Pour combien de temps encore ? »

Initié par l’écrivaine Leila Slimani et la réalisatrice Sonia Terrab, le Manifeste s’inscrit dans un contexte de durcissement de la répression sexuelle au Maroc. L’écriture et la diffusion du texte ont accompagné la mobilisation pour la défense de la journaliste Hajar Raissouni, arrêtée le 31 août 2019 pour « avortement illégal » et « relations sexuelles hors mariage », puis libérée en octobre dernier. En 2018, 14.503 personnes ont été poursuivies pour relations sexuelles hors mariage, 3048 pour adultère et 170 pour homosexualité. On compte 600 à 800 avortements clandestins par jour.

Signé aussi par des hommes – les journalistes Abdellah Tourabi et Ali Baddou, l’écrivain Abdellah Taïa, l’artiste Mahi Binebine, l’acteur Fahd Benchemsi, etc. – le Manifeste compte aujourd’hui plus de 15.000 signatures. 70% des témoignages recueillis par le Collectif 490 proviennent de jeunes âgés de 18 à 25 ans. La campagne « L’amour n’est pas un crime » sera lancée en décembre. Elle vise à obtenir un débat au Parlement marocain sur la dépénalisation des relations sexuelles et « l’abrogation des lois liberticides relatives à l’amour ».

La liberté sexuelle est déniée aux deux sexes, mais plus systématiquement aux femmes. Lutter pour cette liberté, c’est lutter pour l’émancipation des femmes et pour la reconnaissance de l’universalité de leurs droits. L’attribution du Prix au Collectif 490 rappelle que liberté sexuelle et liberté de disposer de son corps sont des questions fondamentales dans la pensée de Simone de Beauvoir.

Créé il y a douze ans, le Prix Simone-de-Beauvoir a été attribué à des personnalités qui défendent et font progresser la liberté des femmes : Taslima Nasreen, Malala Yousafzai (depuis lors Prix Nobel de la Paix), Barbara Nowacka (Mouvement pour les droits des femmes à l’avortement en Pologne), Giusi Nicolini, maire de Lampedusa, pour son action en faveur des migrants rescapés de la Méditerranée, Michelle Perrot, historienne, Asli Erdogan, écrivaine et journaliste, Sara Garcia Gross (Mouvement de dépénalisation de l’avortement au Salvador).

Contact : prixsimonedebeauvoir@gmail.com

+33 (0)42727436

Avec le soutien de la Fondation des Femmes

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Paris, le 9 décembre 2019

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