Spectacle de Brelin le frou de Gisèle Prassinos

Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) (24 rue Pavée 75004 Paris) : SAMEDI 6 AVRIL 2024 de 19h à 20h
Devant trois tentures de Gisèle Prassinos exposées à la Biennale de Venise 2022

Cet événement fait partie du programme Saison culturelle de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Étrange, surréaliste, la famille ? Découvrez ou redécouvrez la surréaliste Gisèle Prassinos à l’occasion de la lecture de Brelin le Frou


L’histoire de Brelin le Frou se situe en Frubie-Ost, pays imaginaire d’Europe. Un artiste y a produit une tenture intitulée « Le portrait de famille », sous-titre de Brelin le frou. Une pseudo-ethnologue, travaillant sur la biographie du savant Berge, découvre que l’auteur de cette
oeuvre n’est autre que le frère ainé de Berge, Brelin le Frou.

Pour cette oeuvre, Gisèle Prassinos a réalisé 12 tentures d’après un album de photos de famille, décrivant des personnages hauts en couleur dans un monde burlesque où il est d’usage, comme l’indique la note de l’auteur, de « porter l’emblème de son genre afin d’être distingué comme mâle ou
femelle ». Au moment de la parution du livre en 1975, Belfond accompagne le lancement du livre de l’exposition des tentures.


Annie Richard nous propose une lecture qui restitue l’étroite relation entre texte et images, dessins et tentures.
Née en 1920 à Istanbul, d’origine grecque par son père et italienne par sa mère, soeur du peintre Mario Prassinos, Gisèle Prassinos a vécu à Paris où ses premiers poèmes écrits à l’âge de quatorze ans ont été aussitôt admirés par les surréalistes. Elle est ensuite devenue romancière, novelliste et plasticienne tout en restant essentiellement poète. Le maître-mot de Gisèle Prassinos est l’humour, un humour décapant et irrésistible. D’ailleurs, André Breton la fait figurer, seule femme de la première édition, dans son Anthologie de l’humour noir.


Présentation par Annie Richard, universitaire, spécialiste de l’oeuvre et amie de Gisèle Prassinos.
Autrice de : Le monde suspendu de Gisèle Prassinos, H.B éditions, 1997, La Bible surréaliste de Gisèle Prassinos, éditions Mols, 2004 et de nombreux articles publiés notamment dans la revue Mélusine.


Commissaire d’expositions : « Le monde suspendu de Gisèle Prassinos », BHVP, 1998, Maison française de Washington, 2001, Abbaye de Hambye,1999, Maison de de la Grèce, Paris, 2003.

Introduction par Jackie Constant,

Lecture par Valérie Aubert et Charles Gonzales.

Performance, voix et instrument par Ana Orozco et Jean-Raphaël Prieto.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE : https://www.billetweb.fr/brelin-le-frou-le-portrait-de-famille

Café Femmes « Le coût de la maternité » – Association Femmes Monde

L’association Femmes Monde, en partenariat avec la Commission nationale française pour l’UNESCO, a le plaisir de vous inviter au :

Café Femmes « Le coût de la maternité »
Le Lundi 17 avril de 18h à 20h
Au Café de la Mairie,
8 Place Saint Sulpice 75006 Paris

Séance animée par Annie Richard, fondatrice et présidente d’honneur de Femmes Monde

Dans le contexte culturel de comportement et d’organisation sociale dans le monde d’aujourd’hui, la maternité a un coût :

Coût existentiel de la maternité portée par les femmes parce qu’elles accouchent, par Annie Richard, agrégée de lettres modernes, chercheuse, essayiste, co-fondatrice et présidente d’honneur de Femmes Monde, à partir de son livre, La Boîte noire du corps de la mère, L’Harmattan, 2022.

Coût à partager entre les mères et les pères, entre les filles et les garçons, par Bianca Brienza, cofondatrice et présidente depuis 2022 de l’association Parents & Féministes, engagée pour une parentalité égalitaire et une enfance sans sexisme. Ancienne avocate en droit public, Bianca Brienza est également adjointe au maire de Villejuif chargée de l’égalité femmes-hommes.

Coût et image de la femme lorsqu’elle n’est pas mère, par Stéphanie Maéva Atger. Ancienne députée de l’Essonne, ancienne élue locale de Seine-Saint-Denis, Stéphanie Maéva Atger, issue d’un territoire multiculturel, s’est naturellement tournée vers l’engagement citoyen. Elle est aujourd’hui chargée de mission et écrivaine publique au service des territoires ultramarins français.

Coût de l’accouchement aux États-Unis et risques encourus par les Américaines, en particulier au sein des communautés les plus défavorisées, par Augustine Blaisdell. Elle est l’autrice de Women à la mode : a Memoir of writing a book about Feminists in Paris, publié aux éditions Blaze Imprint et soutenu par la Bread Loaf Writers Conference. Originaire de Los Angeles, en Californie, Augustine Blaisdell est diplômée en création littéraire de l’Université de Columbia de New-York et d’Emerson College de Boston. Elle dirige actuellement un salon littéraire international.

Inscription obligatoire : marine.le-gloanec@diplomatie.gouv.fr

Claudine Monteil

Présidente de Femmes Monde

Nos écrivaines à l’affiche | Annie Richard : « La Boite noire du corps de la mère »

L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones

« La Boite noire du corps de la mère ». Auto essai par Annie Richard

Editions L’Harmattan, au carrefour des cultures. Collection Rue des écoles. Paris. 24 mai 2022.

La boite originelle, le corps d’où nous sommes issu(e)s, « naturellement » considérée comme l’affaire des femmes, est en fait une boite noire enfouie dans les eaux maternelles : son fonctionnement interne reste opaque et toujours opérationnel. Attacher exclusivement les femmes à la procréation, c’est ne pas en dévoiler la contrepartie qui est d’en décharger les hommes, librement tournés vers toutes formes dominatrices de sublimation, sociétales, politiques, créatrices, spirituelles. N’est-ce pas surtout en cacher le ressort profond, inconscient, d’une inégalité symbolique millénaire entre les sexes face à l’angoisse viscérale de notre condition charnelle commune, notre humaine condition, telle qu’elle nous est mondialement et brutalement rappelée aujourd’hui par la pandémie ? « Nous », notre tradition patriarcale, « moi », mon histoire personnelle, « lui », mon compagnon malade d’Alzheimer.

FEMMES MONDE vous invite en Visio « A la découverte de Gisèle Prassinos ». Par Annie Richard

Une exposition de notre partenaire « FEMMES MONDE » par Annie Richard, fondatrice et présidente d’honneur de Femmes Monde, spécialiste de l’œuvre de Gisèle Prassinos. Organisée avec La Halle Saint Pierre, 2 rue Ronsard, 7518 Paris

Le dimanche 30 janvier 2022 de 15h00 à 18h00

« A la découverte de la poétesse, romancière, plasticienne, Gisèle Prassinos ou la révolution surréaliste du genre »

« Prassinos (Gisèle), née en 1920.  Alice II » (Dictionnaire abrégé du surréalisme, 1938) a une place éminente dans le mouvement surréaliste d’André Breton : elle incarne l’éternelle Femme-Enfant en prise directe avec l’inconscient. Pour exister, mûrir, accomplir son œuvre de poètesse, romancière et plasticienne, il lui faudra ébranler cette histoire du genre écrite par les hommes et trouver, d’un même élan poétique et sarcastique, sa place de créatrice dans sa famille d’artistes réfugiés grecs.

Gisèle Prassinos, grecque francophone, née à Istanboul, est réfugiée en France en 1922 avec toute sa famille à cause de la guerre gréco-turque. A l‘âge de 14 ans, elle est découverte par le groupe surréaliste d’André Breton à qui son frère, de quatre ans son aîné, le peintre Mario Prassinos, a montré les textes écrits spontanément par sa jeune sœur. Elle est photographiée par Man Ray, les lisant devant André Breton, Paul Eluard, Benjamin Péret, René Char et ses introducteurs, Mario Prassinos et Henri Parisot. Elle est éditée dans les revues les plus prestigieuses. Elle incarne l’écriture automatique.

Voilà donc dès le départ Gisèle Prassinos aux prises avec le genre au sein même du mouvement surréaliste, assignée à une place prédéfinie telle qu’on la retrouve dans le numéro célèbre de la revue « Obliques », 1977, sur « La femme Surréaliste » : la « Femme-Enfant ».

Par son existence et son œuvre, Gisèle Prassinos pose au surréalisme la question majeure de la recherche « du point sublime » évoquée par André Breton, dans le deuxième Manifeste du Surréalisme, « Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement ».

Ce n’est pas en intellectuelle mais en artiste – « j’illustrais leur théorie » dira plus tard celle qui se dit « née surréaliste » – que Gisèle Prassinos ira jusqu’au bout du dépassement des antinomies : celle des sexes.

Une Séance co-organisée par Annie Richard, fondatrice et présidente d’honneur de Femmes Monde, spécialiste de l’œuvre de Gisèle Prassinos, et Françoise Py, historienne de l’art, dans le cadre des Rencontres en surréalisme de l’APRES (Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme).

Performance de Jackie Constant – Conférence d’Annie Richard

Les séquences de film réalisées par Fabrice Maze feront l’objet d’une séance ultérieure à La Halle Saint Pierre.

Participation virtuelle d’Annie Boige, relieure d’art et de Masao Susuki, professeur à l’Université Waseda de Tokyo.

Femmes Monde a le grand plaisir de mettre à votre disposition, avec ce lien :

https://youtu.be/HBfHdg0EF7c

l’enregistrement effectué par Vincent Grison, de la séance zoom organisée en partenariat avec l’APRES, association pour la recherche et l’étude du surréalisme, consacrée à l’artiste surréaliste Gisèle Prassinos, le 30 janvier 2022 :

“A la découverte de la poétesse, romancière, plasticienne Gisèle Prassinos ou la Révolution surréaliste du genre”

En espérant vous retrouver bientôt pour nos prochains événements,

Très cordialement,

Claudine Monteil, Présidente.

Annie Richard, Présidente d’honneur.