18 Mars 2021 – Bicentenaire de Napoléon : les féministes lui font sa fête

InvitationBicentenaire de Napoléon : les féministes lui font sa fête

L’année dernière l’Assemblée des Femmes a eu le plaisir de travailler avec le Parlement des écrivaines francophones pour organiser le grand procès des écrivaines auquel vous avez brillamment participé. Nous gardons un merveilleux souvenir du 6 mars 2020.

À la lumière de la conclusion du procès, nous avons décidé de récidiver en organisant un événement festif : « Bicentenaire de Napoléon : les féministes lui font sa fête »

Cette année, à l’occasion du bicentenaire de Napoléon, de nombreux événements en l’honneur de l’Empereur sont organisés… À l’Assemblée des Femmes nous trouvons qu’il manque un thème à cette grande célébration : l’héritage misogyne napoléonien. 

L’Assemblée des Femmes organise une visio-conférence sur l’héritage misogyne napoléonien le 18 mars 2021 à 18h30

Pour décrypter les conséquences des politiques napoléoniennes sur les femmes, nous aurons le plaisir d’entendre :

  • Anne Guillou, sociologue et écrivaine, introduira le thème : « Napoléon, le code civil et les femmes » ; 
  • Marc Pichard, professeur des universités, développera la question du Code civil, du mariage et des femmes ; 
  • Sarah Rahouadj, doctorante en sciences juridiques et politiques, abordera les modalités d’accession à la citoyenneté des femmes indigènes en Afrique noire pendant la période coloniale et leur passage sous l’empire du droit civil français ;
  • Caroline Fayolle, maîtresse de conférence en histoire, interviendra sur l’histoire du genre et de l’éducation ; 
  • Sophie Challan-Delvas, avocate, expliquera comment la pesanteur napoléonienne se fait toujours sentir dans la pratique actuelle du droit. 

Pour participer, vous devez impérativement vous inscrire via le formulaire que vous trouverez en cliquant ici 

   Au plaisir de vous voir le 18 mars 2021 !

Sara Jubault pour l’Assemblée des Femmes

assembleedesfemmes@gmail.com

Nuit de la Lecture en Roumanie par Muriel Augry

Nuit de la Lecture en Roumanie

Le samedi 23 janvier 2021 a eu lieu à l’Institut français de Iasi, à l’extrême est de la Roumanie, près de la frontière de la République de Moldavie, une rencontre littéraire détonante ! Une rencontre littéraire féminine, via zoom, réunissant des écrivaines de trois continents : Europe, Afrique et Amérique du Nord.

Le but était de célébrer, comme dans de nombreux pays au monde et avec l’hexagone, la « Nuit de la lecture » sur le thème « Relire le monde » , avec localement un ajout : « Relire le monde, au féminin« .

Relire le monde s’imposait sans conteste en ces temps de pandémie et pouvait se décliner comme rêve d’aventures, désir d’évasion, découverte d’horizons plus ou moins lointains, sans bouger de chez soi. Mais aussi redécouverte de l’intime, réinvention d’un mode quotidien de fonctionnement, création de nouveaux vecteurs de socialisation. Un choix très vaste de « lectures » du monde.
Et bien sûr si chacun de nous relit le monde à sa manière, les écrivains ont ce rôle majeur de le faire découvrir au plus grand nombre à travers leurs écrits, qu’ils aient fonction de militantisme ou non.

Dans ce cadre, il nous est paru important de donner la parole aux femmes, celles qui se sont engagées en littérature pour affirmer au quotidien le rôle des femmes et être ainsi au rendez-vous de l’histoire. Six autrices appartenant au Parlement des Ecrivaines francophones ont donc répondu présentes : Tanella Boni, Catherine Cusset, Lise Gauvin, Liliana Lazar, Madeleine Monette et Faouzia Zouari.

Six femmes, critiques littéraires, journalistes ou professeurs conjuguant leurs métiers avec leur engagement dans l’écriture, réunies autour de leur passion pour la langue française. Des poétesses, des romancières, des nouvellistes issues d’horizons géographiques fort différents, mais animées d’une même énergie.

Les rassembler dans une visioconférence virtuelle de deux heures était une gageure et avait d’ailleurs suscité quelques perplexités chez certaines, mais le résultat fut au delà de nos attentes. L’écran disparaissait derrière les mots ; l‘émotion était palpable.

Ceux-ci prononcés en français par leurs autrices étaient repris en roumain par la comédienne et metteur en scène roumaine Dumitriana Condurache. Il y avait fine relecture dans une autre langue, relecture accompagnée par la mise en scène. Il y avait écho entre les genres. L’annonce biographique faite de façon concise, mais percutante par la professeur universitaire Simona Modreanu permettait d’avoir, pour le public en ligne, un aperçu du parcours de l’autrice et avait pour but de susciter la curiosité.

Pari tenu. Cette rencontre a semblé presque trop courte. Elle a suscité des désirs de traduction et de publication. Liliana Lazar, Catherine Cusset et Faouzia Zouari avaient déjà un ou plusieurs ouvrages traduits en roumain. Pour les trois autres, une fenêtre de lecture plus large s’est ouverte.

Les livres étaient en vitrine dans la librairie centrale de la ville, Cartea Romaneasca, et les medias locaux se sont intéressés à l’évènement, preuve de la francophonie et francophilie dans cette région d’Europe qui mériterait d’être mieux connue et débarrassée de certains préjugés.

Si « relire le monde » pouvait servir à cela, ce serait plus qu’œuvre utile. Que le livre et la littérature au féminin nous fassent voir le monde dans toutes ces nuances et sous de meilleurs auspices !

Muriel AUGRY
Directrice de l’Institut français de Roumanie à Iasi, Membre du Pen Club français

Nuit de la lecture à l’Institut français de Roumanie, à Iasi « Relire le monde au féminin »

Samedi 23 janvier 2021, à 20h00 sur Zoom, table ronde diffusée en live sur la page Facebook de l’Institut français à Iasi, Roumanie

L’année 2021 commence en beauté pour l’Institut français de Roumanie à Iași !
6 auteures francophones vous donnent rendez-vous en ligne pour la Nuit de la lecture, dans le cadre d’une table ronde qui sera sans aucun doute inoubliable !
Auteures francophones, écrivant principalement en français, elles habitent souvent dans un pays autre que celui de leur naissance. Traduites dans plusieurs langues, elles voyagent en continu pour donner des conférences, animer des ateliers d’écriture, participer à des débats. Cosmopolites, ces écrivaines sont ancrées dans leur époque et font de l’échange une priorité, convaincues du fait que la lecture permet d’envisager une meilleure marche du monde.

Interviendront :

Tanella Boni, ivoirienne, est poète, romancière et nouvelliste. Elle a reçu, en 2009, le Prix International de Poésie, Antoine Viccaro. Elle enseigne à l’Université d’Abidjan.

Catherine Cusset, française, vit à New York. Romancière, elle est traduite en 15 langues et publiée chez Gallimard. Elle a reçu en 2008 le Prix Goncourt des lycéens.

Lise Gauvin, québécoise, vit à Montréal. Essayiste, nouvelliste et critique littéraire, elle a publié plus de 20 livres. Elle a reçu en 2020 la grande médaille de la francophonie décernée par l’Académie française.

Liliana Lazar, roumaine, vit dans le sud de la France. Elle est romancière et a reçu en 2016 le Prix des cinq Continents.

Madeleine Monette, québécoise, vit à New York. Romancière, nouvelliste, poète, elle est lauréate du Prix Robert Cliche (1980). Sa dernière publication est un recueil de poésie bilingue intitulé «La mer, au feu / A Sea Fire».

Faouzia Zouari, franco-tunisienne, vit à Paris. Elle est romancière et journaliste et a reçu en 2016 le Prix des cinq Continents.

La rencontre sera modérée par Simona Modreanu, professeure à l’Université « Alexandru Ioan Cuza »

Partenaires :

  • Université « Alexandru Ioan Cuza », Iasi
  • Librairie Cartea Romaneasca, Iasi
  • TV Apolonia, Iasi
  • Parlement des écrivaines francophones 

En savoir plus sur l’Institut français de Roumanie :

https://www.facebook.com/225998407470930/photos/a.256424537761650/4883720188365372/

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes & cinquantenaire de la Francophonie

Mercredi 25 novembre

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes & cinquantenaire de la Francophonie


En présence de Soumaya Guessous, Faouzia Zouari, Suzanne Dracius & Marijosé Alie-Monthieux

Vidéoconférence avec l’Ambassade de France en Irlande à 19 h (heure de Paris)

Évènement en ligne gratuit ; s’inscrire ici :

https://www.eventbrite.ie/e/francophone-writers-feminist-writing-sorority-solidarity-realities-registration-127319158029

Voici les morceaux choisis sur votre magnifique relation à la francophonie  (vidéo d’ouverture) :

Poème de Muriel AUGRY : Orangez le monde

 Dans l’ombre rougie

elle se tapit

de frissons couverte

larmes au corps

lèvres closes sur des mots trop lourds

figées par le venin de la mâle déraison

tremblant au son des pas de feu

qui dissèque l’air asséché

Secondes sans fin arrachées au jour de marbre

au creux de l’abandon

Un soubresaut casse la nuit

dans la ville sommeil

dessine un chemin

Le front moite

elle se relève

Le silence a choisi de quitter sa cape

Pour oranger le monde


Matrimoine oh ! oui !

C’est vrai que l’idée de se retrouver sous les ors de la république avec des femmes de multiples paroles , pour ouvrir le livre de l’héritage des femmes au monde , est une idée précieuse  portée par Gisèle Bourquin, elle même  grande  défenderesse des outremers au féminin

C’est vrai que l’idée d’un « matrimoine » qui regrouperait les gestes , les traditions artisanales culinaires spirituelles esthétiques artistiques musicales de ces pays éparpillés au monde, est une étape essentielle à nos ancrages .

C’est vrai aussi que ce qui nous lie, Martinique Guadeloupe Saint pierre et Miquelon Mayotte la Réunion Wallis et Futuna la Nouvelle Calédonie la Polynésie , c’est la république française dont nous serions une extension au 4 coins de la planète ….

Histoire folle , poétique et tellement  douloureuse …

Au sénat ce soir la , un vent du large a soufflé certes il arrivait du passé mais il disait l’avenir

Pour ma part et de la d’où je viens au delà des marqueurs , objets, saveurs, œuvres, sons, qui signent nos cultures , mon histoire, notre histoire partagée Antilles Guyane Réunion , m’a ouvert le chemin du matrimoine immatériel .

 Des gestes oui, mais surtout des nécessités d’arrondir nos danses autour de nos enfants pour les protéger de tout…la plantation esclavagiste qui est notre lieu commun  de  rencontre contrariée , nous a insufflé une énergie particulière une certitude, nous étions les seules à protéger nos petits êtres : contre les abus des maitres, contre le regard douloureux des hommes esclaves ,

Car puisque notre ventre n’était qu’une usine à fabriquer d’autres esclaves, puisque parfois manger de la terre ne suffisait pas à tuer la vie que le viol avait mise en nous, puisque parfois l’amour nous consumait dans les bras d’un grand nègre qui savait que ni ses enfants ni cette femme qu’on lui accordait ou qu’il arrachait à la vigilance des autres, ne pouvaient être avec lui de lui pour lui

Puisque au bout du compte cet être au creux de nos entrailles nous aspirait et  nous convoquait à l amour il fallait lui préparer des rêves , l’éloigner de tous les vents mauvais , lui donner la force lui dire son importance lui dire la liberté lui dire l humanité le nourrir le protéger , lui inventer un futur lui donner l’envie de vivre , être la déesse aux mille bras, le couteau suisse.. et c’est cet héritage que nous femmes  d’ici et de la  nous transmettons  dans un souffle inconscient, sans les mots

La est notre matrimoine

Le couteau suisse…ha !ha !ha !

Aujourd’hui encore et sans doute demain je rencontre des déesses Shiva aux mille mains pour lesquelles le temps est une variable d’ajustement d’une sur-occupation permanente , et même s’ il n’en ait plus besoin, elles ont éduqué les hommes à les laisser faire , ils y ont trouvé leur compte sans urgence

Mais elles continuent car elles savent difficilement faire autrement

La est notre matrimoine

Il appartient au futur car il nous a permis une résilience créatrice inventive qui secoue le monde de nouvelles audaces d’un nouveau langage

Femme joke nous sommes, femmes de paroles et de gestes sacrés , d’amour et de combat , le seul qui vaille celui d’une humanité réconciliée

Voilà ce que nous sommes

Et cela ne date pas d’hier

C’est une transfusion qui transcende le temps et nous savons ou elle est née…

Nous sommes les Shiva aux mille bras

Eïa mes sœurs eïa….

Marijosé alie

Paris 11 decembre 2019

Le Parlement des écrivaines francophones, de retour à Orléans

Un an après sa création en septembre 2018, à Orléans, le Parlement des écrivaines francophones est de retour dans la cité ligérienne, les 16 et 17 octobre 2019, pour participer à différentes commissions de travail. L’édition comptera moins de participantes, notamment en raison des impératifs et engagements de chacune, mais s’annonce tout aussi intense. À commencer par la réunion d’ouverture, en salle du conseil municipal, qui permettra de retracer les temps forts de cette première année d’existence du Parlement. Deux rencontres avec le public sont également programmées : le 16 octobre, à 17h, au Frac-Centre Val de Loire, dans le cadre de la Biennale d’architecture#2, et le 17 octobre, à 17h, à la médiathèque d’Orléans.

Le Manifeste du Parlement des écrivaines à Orléans

A l’initiative de l’écrivaine tunisienne Fawzia Zouari et soutenu par l’Organisation internationale de la francophonie s’est réuni, pour la première fois, à Orléans, du 26 au 28 septembre, le manifeste du Parlement des écrivaines francophones a été publié dans Le Monde le 28 septembre 2018.

« Nous voulons aussi faire en sorte que toute femme ou homme de plume puisse ne pas subir la répression, les intimidations, les fatwas en tout genre. »

Les Signataires : Marie-Rose Abomo-Maurin, Maram Al-Massri, Marie-José Alie-Monthieux, Ysiaka Anam, Dalila Azzi Messabih, Safiatou Ba, Linda Maria Baros, Emna Bel Haj Yahia, Nassira Belloula, Maïssa Bey, Lila Benzaza, Lamia Berrada-Berca, Sophie Bessis, Tanella Boni, Hemley Boum, Dora Carpenter-Latiri, Nadia Chafik, Chahla Chafiq, Sonia Chamkhi, Miniya Chatterji, Aya Cissoko, Catherine Cusset, Geneviève Damas, Zakiya Daoud, Bettina de Cosnac, Nafissatou Dia Diouf, Eva Doumbia, Suzanne Dracius, Alicia Dujovne Ortiz, Sedef Ecer, Charline Effah, Lise Gauvin, Laurence Gavron, Khadi Hane, Flore Hazoumé, Monique Ilboudo, Françoise James Ousénie, Fabienne Kanor, Fatoumata Keïta, Liliana Lazar, Sylvie Le Clech, Catherine Le Pelletier, Tchisseka Lobelt, Kettly Mars, Marie-Sœurette Mathieu, Madeleine Monette, Hala Moughanie, Cécile Oumhani, Emeline Pierre, Gisèle Pineau, Emmelie Prophète, Michèle Rakotoson, Edith Serotte, Leïla Slimani, Aminata Sow Fall, Elizabeth Tchoungui, Audrée Wilhelmy, Hyam Yared, Olfa Youssef, Fawzia Zouari.

Le manifeste a aussi été traduit en anglais :

The Manifesto of the Parliament of Francophone Women Writers:

« Freedom, Equality, Femininity »

Upon the initiative of the Tunisian writer Fawzia Zouari and supported by the International Organization of the Francophonie, the Parliament of the French-speaking women writers met for the first time, in Orléans, 26 – 28 September 2018, of which we publish the manifesto.

The manifesto of The Parliament of French Women Writers, was first published on 28 September 2018 at 3:59 pm and updated on 29 September 2018 at 11:15 am.

We, French women writers, gathered on september 28th, 2018 in Orléans for our first parliamentary session, decided to speak together, with one voice and in the same language, because we are often questioned and we can not answer; because others speak for us; because we want to be heard, speaking about ourselves, about our own fate, about the world where we live and that is not always kind to us. We want to end our silence, and as because we have the power of words we give ourselves this collective voice and a perspective to history that so far has been largely made without us.

Writing is our passion, our profession, but it can neither be the place of our solitude, nor of our confinement. The act of writing is like a home whose windows open out to the entire planet. We want to come out of Sheherazade’s night into the light of day.

Our literature is not, as often insinuated, a literature that delights in subjectivism and tears, its reluctance to be a policy or an ideology notwithstanding. Our literature is our voice about the world. Our choice of the world. Combative and serene. Decided and generous. That toys play with imagination. A literature of all childhoods and filiations, a literature that seldom follows a specific norm. What’s human and how it’s gauged.

Yes, there is a literature reinvented in the feminine gender, that intends to be at the crossroads of history and engaged in battles, all battles. That which consists first and foremost in reaffirming the solidarity of women writers amongst them and is not afraid to speak up about “sorority ».

We want to oppose wars

We want to create a network of writers, that encourages and sponsors the youngest of us, and pushes us to read and write.

We also want to ensure that any woman or man in the field of writing may not suffer repression, intimidation, and fatwas of any kind. The impossibility of passing borders.

We want to oppose wars. All wars. Starting with the visible or insidious, veiled or uncovered, directed against women: patriarchy in all its forms, rape, harassment, genital mutilation, feminicide, domestic violence (seven women die every day in Mexico, two in Argentina and one every three days in France). Proof that women’s bodies continue to be, as much in the North as in the South, a victim of power and a theater of conflict. Proof that controlling female sexuality remains the ethos of every religion. when it is not subject to commodification and degradation by the advertising industry.

War against the war. The one whose civilians are the first targets. Motivated by power struggles and murderous ideologies. We will fight terrorism, jihadism, populism, hate speech, religious extremism and rejection of the other. And all those who follow: these wandering, lost people, clinging to barbed wire, piled on makeshift boats because their countries have denied them the prospect of a future, because Europe left them with no other choice than washing up on its shore like dead fish.

Let us not forget this sentence of Aristophanes: « When war is the business of women, it will be called peace! » Why ? Because every conscious and free woman is a danger for dictatorships. Because every woman crossing borders rehabilitates the discourse on otherness.

Letting go of past disputes

This era of violence and retreat is against the backdrop of a planet that is in a state of panic and of nature that is vulnerable to globalization, over-industrialization, consumerism and pollution. We, women, say that the fight for protecting the environment is our fight. That the Earth is our only real country. The one we want to pass on to our children.

We say all of this together in one language: French. We are not ashamed of it. We have no complex to express ourselves in what is no longer just the language of Molière. On the contrary: we want to renew or recreate the discourse on French, break it off from the terminology of war – « loot » and « language of the colonizer » – and get rid of the litigation from the past. We make this language our legitimate child.

And we will teach him to speak of our origins, our journeys, the causes we hold dear. We will teach him to modulate the singing of verses on our mothers’ lullabies, and this language we shall use in its noblest, fairest, and most universal form. It will keep flowing, to expand its territory of hospitality, to rejuvenate the source of our crossbreeding.

But we will not only be there to point out imbalances and detect tragedies, as we also want to give back to the world its beautiful voice, anchored in hope and concerned for future generations. Restoring its social fabric and rehabilitating its friendliness traditions. To create a modernity that has the feminine attribute of knowing how to regulate differences and disputes.

We dream? Well, that is good! Because the day women do not dream, it will be the biggest nightmare for men. Let us dream! And let us do so such that our dreams end up as a reason for the world. Through our voice we will build the only civilization that is worth building: the universal civilization.

The Parliament of Francophone Women Writers

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