Nos écrivaines à l’affiche | Carole Fréchette – Ismène

Ismène, la nouvelle pièce de la dramaturge Carole Fréchette, membre du Parlement des Écrivaines Francophones, reçoit un accueil chaleureux au festival le Printemps des Comédiens, à Montpellier.

À l’affiche du 1er au 10 juin 2023.

« Donné dans l’un des recoins enchanteurs de la pinède du domaine d’O, ce spectacle tout simplement nommé Ismène est un joyau à l’éclat discret. Il étreint le public de ces émotions subtiles qui font du fragile théâtre un art immortel. » La Croix.

« Ainsi, Ismène invite-t-elle à envisager la tragédie mythique, notre histoire commune, depuis un point de vue pacifiste et féministe, ça n’est pas rien, c’est vital. » Midi Libre

La pièce est parue en avril aux éditions Leméac, à Montréal.

Mama Prassinos, l’interprète d’Ismène.

Crédit Photo : Marie Clauzade

Distinction | Tanella Boni

Montréal, 1er juin 2023 –  Lors de la soirée  Briller vrai, la grande soirée du Festival de la poésie de Montréal, la poète ivoirienne Tanella Boni a remporté le Prix francophone international du Festival de la poésie de Montréal 2023pour son recueil  Insoutenable frontière , publié aux Éditions Bruno Doucey (Côte d’Ivoire) 

Pour une troisième année consécutive, le Festival de la poésie de Montréal est fier de remettre ce prix à une œuvre poétique francophone exceptionnelle pour sa qualité formelle et thématique. Le festival a remis une bourse de 5 000$ (CAD) à Tanella Boni lors de la soirée.

Les deux autres finalistes de l’édition 2023 :
Paul Bélanger pour  Traverses , publié aux Éditions du Noroît (Canada, Québec) et  Carole David avec  Le programme double de la femme tuée aux Éditions Les Herbes rouges (Canada, Québec).

Tanella Boni est née à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Après des études supérieures à Toulouse puis à Paris IV Sorbonne, dont elle est docteur en lettres, elle a longtemps été professeure de philosophie à l’Université d’Abidjan, présidente de l’Association des écrivains de la Côte d’Ivoire et membre de l’Académie mondiale de poésie. Elle consacre maintenant le plus clair de son temps à l’écriture. Son dernier roman, Sans parole ni poignée de main a été publié en 2022 chez Nimba Éditions et aborde de front les conséquences des déchets toxiques européens à Abidjan.

Crédit photo : Maryse Boyce

Le Parlement des écrivaines francophones par Sylvie LE CLECH

Le Parlement des écrivaines francophones par Sylvie LE CLECH

Parmi les réseaux culturels d’entraide et de création collective, consacrés aux expressions des femmes par l’écriture, tous les types d’écriture, fiction, poésie, histoire, essais, théâtre et cinéma, journalisme, le Parlement des écrivaines francophones constitue une approche originale. « Donner de la voix » disait l’une d’entre nous, c’est exprimer, depuis sa position d’écrivaine, un point de vue sur les grandes questions sociales, environnementales, artistiques et sur le sort fait aux femmes dans tous les pays du monde. Ces valeurs partagées président à la naissance de ce collectif né à Orléans en 2018 et soutenu par l’organisation internationale de la francophonie (OIF). Né d’une proposition de Fawzia Zouari, écrivaine et journaliste tunisienne, avec le soutien de Leïla Slimani et Sedef Ecer, le Parlement des écrivaines francophones regroupe plus de 200 écrivaines de plus de 30 nationalités qui ont toutes en commun l’écriture en français, qu’il s’agisse de leur langue maternelle ou de leur langue apprise. Soutenu dès le départ par la ville d’Orléans, au cœur d’une région qui a vu se structurer le français, le parlement est littéralement un lieu où l’on parle, c’est-à-dire qu’on y débat, qu’on s’y accorde, en groupes de travail ou en présence du public. Lors de notre première édition, c’est dans la salle du conseil municipal que nous avons écrit et discuté le texte de notre « Manifeste », diffusé dans plusieurs médias nationaux :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/09/28/manifeste-du-parlement-des-ecrivaines-francophones-liberte-egalite-feminite_5361681_3232.html

C’est encore lors de nos sessions annuelles que nous avons rencontré tous les publics, dans des lieux aussi divers que la Médiathèque d’Orléans, le palais des anciens évêques transformé en salle de conférence, le Fonds régional d’art contemporain. Je me souviendrai toujours de cette jeune femme « différente », qui a tenu à faire en fin de session, un petit discours spontané sur sa perception de notre table-ronde. Lectures, discussions sur les engagements de chacune dans l’écriture comme don de soi et comme existence au monde, accueil en 2021, lors de la carte blanche qui nous a été confiée par la ville dans le cadre de sa manifestation culturelle, les « Voix d’Orléans », d’une femme afghane apportant son témoignage sur la situation des femmes suite au retour des talibans à Kaboul, tous ces événements ont formé des lieux de cohésion et favorisé des échanges avec la société. Le salon du livre nous avait déjà accueillies en 2019, sur le pavillon des Outre-mer, nous étions programmées pour participer à celui de 2020, annulé. Nous avons alors du innover comme tant d’autres collectifs, en continuant à nous retrouver à distance, pour concevoir d’autres rencontres imaginées par les unes et les autres avec le soutien de femmes intéressées par nos interventions qui purent reprendre après le confinement, comme les soirées de La galerie Mémoire d’avenir, L’institut culturel français de Iasi en Roumanie en 2022, à l’heure où d’autres femmes subissaient la guerre en Ukraine

(https://www.rfi.fr/fr/podcasts/litt%C3%A9rature-sans-fronti%C3%A8res/20220326-%C3%A0-iasi-en-roumanie-pour-les-%C3%A9critures-f%C3%A9minines-francophones)

 Ecrire ensemble est notre deuxième axe. Les femmes créent souvent dans le secret d’une « chambre à soi » telle que la rêvait Virginia Woolf, cette écriture prend du temps alors que notre monde est épris de vitesse et d’immédiateté. Comment répondre à ce défi de manière à la fois individuelle, car chacune a son style et ses thèmes de prédilection, et par la voie du collectif ? Dès 2018, nous avons décidé d’éditer des recueils de textes sur des thèmes que nous avions choisis : la première anthologie est parue aux Editions Corsaire d’Orléans (2018)

https://www.corsaire-editions.com/brands/parlement-des-ecrivaines

La seconde, Corps de femme, corps de fille (2023) a été rendue possible grâce à l’engagement des Editions des femmes (https://www.desfemmes.fr/corps-de-filles-corps-de-femmes-avec-le-parlement-ecrivaines-francophones/).

Complètent ces écritures d’autres tribunes ou textes sur notre site Internet :

https://www.parlement-ecrivaines-francophones.org/

 Faire groupe quand la langue et le genre nous relient, au-delà des distinctions et origines est un défi lancé aux aléas de la vie et de la mondialisation qui peut niveler. Virginia Woolf, toujours elle, se pose la question de savoir si les femmes qui écrivent seraient dangereuses ? Nous avons tranché par l’affirmative, mais les accusées de notre « Grand procès des écrivaines », montré en 2020 pour la première fois au Sénat puis en 2021 à Orléans ont toutes été acquittées par le public, à l’issue d’un marathon de témoignages et de plaidoiries où chacune a démontré l’inanité d’un monde qui voudrait que les filles soient ignorantes, tel cet apprenti législateur excentrique sous la Révolution française, auteur d’un projet de loi interdisant aux femmes d’apprendre à lire, car leur instruction les rendrait stériles ou venimeuses donc dangereuses pour la société.

Nos écrivaines à l’affiche | Madeleine Monette

L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones

PRIX NUMIX 

Le recueil de poésie Ciel à outrances de Madeleine Monette a fait l’objet d’une installation sonore immersive au Centre PHI à Montréal en 2022. Cette réalisation de l’artiste Brigitte Poupart est en nomination pour deux Prix Numix à Montréal : le Prix International – Art numérique ; et le Prix Art numérique. Ciel à outrances est porté par la musique de William Basinski et les voix de Micheline Lanctôt, Dany Laferrière, Isabelle dos Santos, Betty Bonifassi, Rabah Aitouyahia, FABjustfab, Douglas Grégoire, Phoebe Greenberg, Rufus Wainwright et Madeleine Monette. (Éditions de l’Hexagone).

JOURNÉE DE L’ART MONDIALE ET BAAMDAAD 

Madeleine Monette et Cécile Oumhani ont participé à la soirée World Art Day de l’UNESCO, avec BaamDaad – House of Poetry in Exile fondé par la poète afghane Somaia Ramish, au Verhalenhuis Belvédèreà Rotterdam (Pays-Bas) le 15 avril 2023. Aux côtés de poètes du Japon, de la France, de l’Italie, de l’Argentine, des Pays-Bas, etc., elles ont offert une lecture vidéo de « Write with the Wind » (Cécile Oumhani) et de « she, the poet » (Madeleine Monette), en solidarité avec les poètes de l’Afghanistan où la poésie est interdite depuis janvier 2023.

PUBLICATIONS

Madeleine Monette (« survivre à l’intervalle») et Denise Desautels (« Regards ») ont collaboré au numéro spécial « Poésie sur tableau noir » de la revue Exit, à propos d’un tableau de l’artiste canadien Edmund Alleyn, n° 110, Montréal, Éditions Gaz moutarde, mars 2023. Madeleine Monette a fait paraître « Plus que des cendres, une trace amoureuse », un témoignage sur le poète québécois Jean-Paul Daoust, dans la revue LQ (Lettres québécoises), n° 188, Montréal, mars 2023. 

Café Femmes « Le coût de la maternité » – Association Femmes Monde

L’association Femmes Monde, en partenariat avec la Commission nationale française pour l’UNESCO, a le plaisir de vous inviter au :

Café Femmes « Le coût de la maternité »
Le Lundi 17 avril de 18h à 20h
Au Café de la Mairie,
8 Place Saint Sulpice 75006 Paris

Séance animée par Annie Richard, fondatrice et présidente d’honneur de Femmes Monde

Dans le contexte culturel de comportement et d’organisation sociale dans le monde d’aujourd’hui, la maternité a un coût :

Coût existentiel de la maternité portée par les femmes parce qu’elles accouchent, par Annie Richard, agrégée de lettres modernes, chercheuse, essayiste, co-fondatrice et présidente d’honneur de Femmes Monde, à partir de son livre, La Boîte noire du corps de la mère, L’Harmattan, 2022.

Coût à partager entre les mères et les pères, entre les filles et les garçons, par Bianca Brienza, cofondatrice et présidente depuis 2022 de l’association Parents & Féministes, engagée pour une parentalité égalitaire et une enfance sans sexisme. Ancienne avocate en droit public, Bianca Brienza est également adjointe au maire de Villejuif chargée de l’égalité femmes-hommes.

Coût et image de la femme lorsqu’elle n’est pas mère, par Stéphanie Maéva Atger. Ancienne députée de l’Essonne, ancienne élue locale de Seine-Saint-Denis, Stéphanie Maéva Atger, issue d’un territoire multiculturel, s’est naturellement tournée vers l’engagement citoyen. Elle est aujourd’hui chargée de mission et écrivaine publique au service des territoires ultramarins français.

Coût de l’accouchement aux États-Unis et risques encourus par les Américaines, en particulier au sein des communautés les plus défavorisées, par Augustine Blaisdell. Elle est l’autrice de Women à la mode : a Memoir of writing a book about Feminists in Paris, publié aux éditions Blaze Imprint et soutenu par la Bread Loaf Writers Conference. Originaire de Los Angeles, en Californie, Augustine Blaisdell est diplômée en création littéraire de l’Université de Columbia de New-York et d’Emerson College de Boston. Elle dirige actuellement un salon littéraire international.

Inscription obligatoire : marine.le-gloanec@diplomatie.gouv.fr

Claudine Monteil

Présidente de Femmes Monde

Nos écrivaines à l’affiche | Charlotte Francoeur

L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones

25 mai au 30 mai : Saint-Malo, Salon du livre d’Étonnants voyageurs 

30 mai au 5 juin : Rabat, SIEL. Le 2 juin, étant aussi éditrice, je participerai à un entretien intitulé L’édition comme résistance nécessaire à la pensée et à la création. J’accompagnerai également une délégation de poètes du Noroît, dont Denise Desautels, Louise Warren, Andréane Frenette-Vallières, Kateri Lemmens. 

5 au 13 juin : Paris, pour le marché de la poésie.

Une délégation d’environ 20 poètes se joindra à mon équipe, c’est-à-dire l’ensemble des autrices et auteurs ayant publié chez nous cette année.

Pour célébrer leurs parutions, j’ai organisé les activités suivantes : 

– 7 juin : lecture à la librairie féministe Un livre et une tasse de thé

– 9 juin : lecture à la librairie L’ours et la vieille grille

– 10 juin : Lancement des nouveautés du printemps 2023 à la librairie Le monte-en-l’air

– 11 juin : Vin d’honneur au stand du Noroît et clôture du Marché. 

Dans la hâte de vous rencontrer en personne,

Je vous souhaite à toutes une excellente fin de journée.

Charlotte Francœur

(elle⸱she)
Éditions du Noroît
4609, rue d’Iberville, espace 202, Montréal, Québec, H2H 2L9
514 971-7842

www.lenoroit.com


Soirée de lancement de « Corps de fille, corps de femme » réalisé avec le Parlement des écrivaines francophones

Soirée de lancement de  Corps de fille, corps de femme 

Mardi 28 mars 2023 à 19h35 rue Jacob 75006 Paris

Récit publié par Antoinette Fouque, Des femmes, 2023, en partenariat avec le Parlement des écrivaines francophones.

Dans cet ouvrage collectif, quinze membres du Parlement des écrivaines francophones proposent des récits personnels, paroles intimes et courtes fictions sur l’expérience singulière qu’est la féminité. Une manière de lutter contre les stéréotypes et l’uniformisation médiatique et politique du corps des femmes, et de réaffirmer sa propriété inaliénable.

Marie-Rose Abomo-Maurin, Emna Belhaj Yahia, Anissa Bellefqih, Sophie Bessis, Bettina de Cosnac, Suzanne Dracius, Alicia Dujovne Ortiz, Sedef Ecer, Lise Gauvin, Viktor Lazlo, Sylvie Le Clech, Danielle Michel-Chich, Madeleine Monette, Cécile Oumhani et Fawzia Zouari

«Il s’agit ici du premier volume d’une série de livres qui ont pour objet d’explorer le “dire” des femmes, leur être au monde, leurs regards.

Corps de fille, corps de femme déroule la voix de quinze autrices du PEF évoquant les maux et les joies d’un corps féminin qui n’a eu de cesse de fasciner et de faire peur…» D. M.-C. et F. Z.

Conférence « La Littérature, la femme et la Francophonie » avec Fawzia Zouari, lundi 3 avril 2023

Dans le cadre du cycle de conférences « Culture et Francophonie » 

Michelle MAUDUIT-PALLANCA, Présidente du Comité d’Entraide des Français de Monaco et Patrice ZEHR, Président de l’Union de la Presse Francophone, ont le plaisir de vous inviter à la conférence :

« La Littérature, la Femme et la Francophonie »

avec Fawzia Zouari, Présidente du Parlement des Ecrivaines Francophones.

Sous le Haut Patronage de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France à Monaco, Laurent STEFANINI

Thèmes abordés lors de la conférence  :

  • La Littérature : L’Avènement de l’écriture, l’usage de la langue française et son choix de la langue arabe.
  • La Francophonie au féminin : La francophonie au féminin ou l‘apport des femmes à cette langue.

Entrée gratuite

Réservation obligatoire  (enregistrement dans l’ordre d’inscription) :

CEFM (Comité d’Entraide des Français à Monaco)

42, rue Grimaldi, 98000, Monaco

cefm.reservations@gmail.com

Tel : 06 18 83 58 71

Copyright : CEFM- Conférence « La Litterature, la Femme et la Francophonie » le 3 avril 2023

Nos écrivaines à l’affiche | Marielle Anselmo : Vers la mer

L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones

Marielle Anselmo

Sortie du recueil Vers la mer, Editions Unicité, décembre 2022 (avec une préface d’Alain Borer)

https://www.editions-unicite.fr/auteurs/ANSELMO-Marielle/vers-la-mer/index.php

Lecture, le mardi 14 mars 2023, à la Librairie des femmes (Paris), qui organise un « Printemps des poétesses »

https://www.librairie-des-femmes.fr/agenda-133623/printemps-des-poetesses/ 

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