Venez écouter nos 15 parlementaires poètes à la librairie du Québec à Paris, le 19 juin à 18h 30. Elles vous liront des extraits de leurs récents recueils.
Cécile Oumhani
Nos écrivaines à l’affiche | Cécile Oumhani
L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones
Cécile Oumhani : Les tigres ne mangent pas les étoiles
Éditions Elyzad. Mai 2024
Nos écrivaines à l’affiche | Cécile OUMHANI
L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones
Cécile OUMHANI
Ma mère et la peinture
Meine Mutter und die Malerei
Un livre bilingue français-allemand qui vient de paraître à Berlin.
Il est disponible à la Librairie des Femmes, 33/35 rue Jacob, 75006-Paris
https://www.librairie-des-femmes.fr/livre/9783946807827-ma-mere-et-la-peinture-cecile-oumhani/
Instants de grâce poétique en Orléans
Rencontre et lectures poétiques
Pour les 25 ans du Printemps des poètes, la thématique nationale retenue est « La grâce », dans tous ses états.
A la Médiathèque d’Orléans, Mercredi 13 mars, 14h00
En collaboration avec l’association la Plume Légérienne, Orléans la source, les écrivaines du PEF étaient réunies pour une rencontre et lectures de poésies :
- Muriel Augry
- Tanella Boni
- Cécile Oumhani
- Marie-Rose Abomo-Mvondo Maurin
La Plume Légérienne :
- Marie Cabreval
- Elaz Ndongo Thhioye
- Patricia Salmon
- Jean-Pierre Simon
Nos écrivaines à l’affiche | Cécile Oumhani : « Like Birds in the Sky »
L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones
Cécile Oumhani : « Like Birds in the Sky »
« Like Birds in the Sky« , recueil de nouvelles écrites en anglais, langue de la mère de Cécile Oumhani, est sur le point de paraître chez Red River, en Inde.
Cécile Oumhani est émue que ce livre paraisse dans le pays où sa mère est née et a passé les sept premières années de sa vie, il y a un peu plus d’un siècle.
Nos écrivaines à l’affiche | Cécile Oumhani : Colloque Questions de VISIBILITÉ
L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones
Vendredi 8 mars 2024 à 18 heures 30
Colloque Questions de VISIBILITÉ 2
Organisé en partenariat avec la Maison d’Europe de Paris, dans le cadre des activités d’Europe Direct Paris
avec la participation des auteures :
Ella Balaert, Monique Calinon, Anne Dujin, Louise Lambrichs, Carole Mesrobian, Cécile Oumhani, Catherine Pont-Humbert et Linda Maria Baros
Maison de l’Europe de Paris
29 avenue de Villiers
75017 Paris
Inscription obligatoire dans la limite des places disponibles :
Nos écrivaines à l’affiche | Cécile Oumhani : La ronde des nuages
L’actualité littéraire des membres du Parlement des écrivaines francophones
Cécile Oumhani : La ronde des nuages. Editions la Tête à l’envers. Septembre 2022
« Ecrire les nuances à l’horizon de la page et peindre ce qui aveugle de blancheur vers des espaces encore inconnus »
Peindre, écrire, deux manières qui se rejoignent de dire le monde : à deux siècles de distance, dans la région grenobloise, Cécile Oumhani met des pas de poète dans ceux du peinte J.M.W. Turner.
Cécile Oumhani : Soutien à Pınar Selek, à nouveau condamnée à la perpétuité à Istanbul. Pen Club Français
Un article du Pen Club Français relayé par Cécile Oumhani sur la situation de Pınar Selek, sociologue et écrivaine turque, en danger :
« L’angle noir de la joie suivi de D’où surgit parfois un bras d’horizon » de Denise Desautels | Lu par Cécile Oumhani
Denise Desautels, L’angle noir de la joie suivi de D’où surgit parfois un bras d’horizon, Éditions Gallimard, Paris, 2022
Lu par Cécile Oumhani
Toute chose en nous a son angle noir, même la joie. Pour Denise Desautels, l’écriture est une quête à mener dans les strates les plus sombres et les plus profondes de notre être, vers ce ça qui nous hante, ça qui nous déchire, entre cri et murmure. C’est ainsi, nous dit-elle dans le liminaire de L’angle noir de la joie, que l’on peut « désencombrer le monde, la mémoire et les mots » afin de rejoindre la trame de l’essentiel.
Écriture puisée jusqu’à l’extrême, d’une voix rauque et âpre, montée de la gorge, elle se défait de tout accessoire. Car pour rejoindre l’humain aux limites de sa chair, il faut laisser les mots se débarrasser d’eux-mêmes, les reprendre à leur source, alors qu’ils ne sont que bruits. BLA BLA BLA BLA BLA BLA, AHAN, ZIM BOUMBOUM, BING BANG, COUAK (COUAC). Car “ça tourbillonne / le timbre, la grammaire, le sens”. L’humain commence et finit dans l’informe, dans l’innommé, ça qui hurle, ça qui brûle, ça qui fait mal. Et le reste n’est que fioritures pour masquer le secret, qui ne se dit pas et ose à peine se penser. Denise Desautels entreprend de démêler, de dégager ce qu’emprisonne la gangue du quotidien, là où s’engouffre une lave en feu, là où viennent cogner des « objets tranchants qui volent ». Ses mots sont nus comme l’os. En noir, jaune, ocre, blanc ou rouge, leurs couleurs cinglent la page avec la force de ce qui est taillé et libre. Elle pose les touches d’une peinture abstraite qu’elle va chercher en plein cœur du vivant. Son regard s’attache à l’intime en soi, ainsi qu’aux autres, à l’humain. « et nous voilà, nombreuses » écrit-elle. Puis « avançant / parmi nos questions parallèles / l’empilement des espoirs / chaque détail, Rumeur/ on dirait, nous fait signe / du vrai / du vivant hybride ». Le cri se fait rumeur, possibilité d’un écho, d’un signe qui retentirait dans l’obscurité.
Suivent les « Inventaires » réunis dans D’où surgit parfois un bras d’horizon, entre le journal de février et puis celui d’octobre. Le rythme des poèmes en prose fait résonner ici une deuxième fois l’intense acuité de L’angle noir de la joie, par un effet d’écho rétrospectif. Ces poèmes en prose donnent sur des étendues où « À perte de vue le poème pleure. » Ce sont des contrées à part entière qui s’ouvrent, « Quand les silhouettes des grands troncs deviennent le territoire même. » Un fleuve y charrie nos deuils en même temps que le mystère de la « petite nageuse fumeuse ». « À chacune sa petite morte rebelle » ; elle est portée et transfigurée à nos yeux, au gré de l’eau et de ses reflets. Quête de celles qu’on aurait pu être ou voulu être, sa figure nous hante, « nous comme avant nos voix nocturnes. / Doigts ou bruits appuyés sur drap de chevet / de côté – à qui / celle qui est là tâtonne quête » La silhouette s’éloigne, s’amenuise, impitoyablement emportée par le fleuve. C’est un rappel à l’impuissance et à la solitude : « Chargée de frontières. Sans ce pouvoir d’abattre les ombres le bois l’ébène qui nous atteignent ». Car l’humanité ne sauve pas et porte trop de « petits meurtres en secret ». Il faut écouter sans reculer « La voix venin face à une autre de temps en temps la même qui darde jusque morte et tient captive ». Débarrasser le monde, c’est aussi affronter l’épaisseur de l’obscur, regarder droit devant sans fléchir : « Des miroirs où nous sommes loups face à face effrayés offusqués par la roue des deuils. » Débarrasser le monde, c’est laisser la bouche s’arrondir et former le Cri de Munch. C’est accepter l’absence de beauté : « Un lit de violets sombres où viennent / se blottir des proies intimes. Elle les veille. / Elle aimerait dire beauté – quelle beauté. »
Le chemin où l’on renonce aux leurres et aux faux-semblants jusqu’à dévisager le Minotaure est rude, exigeant, parfois terrifant. Mais il est aussi le lieu où « Penser haut et libre. » Une belle préface de Louise Dupré, une notice bio-bibliographique très détaillée accompagnent les superbes poèmes de Denise Desautels.
Cécile Oumhani
Denise Desautels, L’angle noir de la joie suivi de D’où surgit parfois un bras d’horizon, Éditions Gallimard, Paris, 2022, 291 pages
Soutien exprimé à Aslı Erdoğan |PEN Club français, Comité de défense des auteurs en danger. Cécile Oumhani
Communiqué écrit par Cécile Oumhani au nom du Comité de défense des auteurs en danger du PEN Club français
L’écrivaine Aslı Erdoğan est actuellement hospitalisée à Berlin après une hémorragie cérébrale, survenue cette semaine.
Très choquée par la condamnation à la perpétuité prononcée contre Osman Kavala le 26 avril 2022, elle s’était beaucoup engagée en sa faveur et celle de ses sept co-accusés. Elle a pris position à la télévision allemande en faveur d’un homme qu’elle connaît depuis plus de vingt ans et avec qui elle a œuvré dans le centre culturel Anadolu Kultur où il faisait connaître les cultures arméniennes et kurdes. À la suite de ce verdict, elle a aussi organisé des manifestations en sa défense et celle des co-accusés.
Aslı Erdoğan est l’une des figures majeures de la littérature turque contemporaine. Elle est exilée en Allemagne, après avoir été emprisonnée en 2016 pour des chroniques qu’elle a publiées dans le journal Özgür Gündem.* Libérée au bout de quelques mois, elle s’est réfugiée en Allemagne, où le PEN allemand lui a tout de suite accordé sa protection. Depuis plusieurs années, elle vit au rythme des rebondissements et de l’incertitude imposées par la justice turque. Acquittée en février 2020, la décision du tribunal était annulée en juin 2020. Son procès s’est rouvert en octobre 2021. Un deuxième acquittement était prononcé le 10 février 2022.
Le PEN Club français exprime tout son soutien à Aslı Erdoğan, confrontée à de graves problèmes de santé, alors que d’interminables démêlés continuent de l’accabler directement et indirectement jusque dans son exil.
Pour le PEN Club français,
Cécile Oumhani
Le 22 mai 2022
Crédit photo : Cécile OUMHANI